La colonne à Jicé: Termas, plus qu’une histoire d’eau



Parce qu’il est de bon ton de défendre la veuve et l’orphelin, des voix se sont élevées ces dernières 24 heures, qui se demandaient s’il était humainement digne de maintenir un événement sportif de portée internationale dans une ville qui, en quelques heures, s’était transformée en Venise du nord. Du nord de l’Argentine…

Que s’est-il passé à Termas de Río Hondo, station thermale fameuse du pays des gauchos, nichée sur un plateau aux allures de désert? «Il pleut depuis un mois dans le nord; or, toutes ces rivières en crue se déversent dans notre lac, qui a fini par déborder», explique Snra Josefa, notre logeuse. Et si la piscine naturelle de la ville est encore noyée, si une centaine de riverains du fleuve vivent toujours dans des abris publics, la situation s’améliore au fil des heures, «la hauteur limite des eaux n’étant plus inquiétante», précisent les autorités. Qui ont, du même coup, donné leur bénédiction à l’événement de l’année à Termas de Río Hondo, ce GP d’Argentine attendu par tout un pays, une partie même du continent – des motards brésiliens arrivent en groupe – et par le monde… de la course.

Celui qui aime poser des questions. Ainsi, comment se sent Maverick Viñales, après sa victoire impressionnante au Qatar? «Très bien, merci. J’ai réussi à faire le vide à mon retour au pays. Et à continuer de travailler.» Et Andrea Dovizioso, son dauphin? «Pas mal, merci. Nous avons eu deux jours de tests à Jerez qui ont été positifs; comme nous étions seuls en piste, difficile d’en tirer des enseignements précis en termes de niveau, mais les chronos étaient bons. Nous avons essayé des choses intéressantes.»

On va donc continuer avec Monsieur Valentino Rossi, qui prendra dimanche son 350e départ en GP: «Moi? Je vais bien. J’aime ce pays, j’aime ce circuit, son layout est très intéressant. C’est du fun garanti quand on y pilote une MotoGP.»

Les autres tiennent le même discours. Marc Marquez persuadé qu’il a mangé son pain noir au Qatar, «un circuit qui a toujours été compliqué pour nous», Aleix Espargaró qui ne boude pas sa joie de vivre («sincèrement, l’année dernière, je n’ai jamais eu autant de plaisir en course qu’à Doha cette année») et Scott Redding, qui nous apprend avec surprise que, cette saison, «il y aura des courses plus difficiles que d’autres.»

Bref, sur le thème tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, les invités à la table de la conférence de presse officielle ont encore eu les mots qu’il fallait. Les autres? Rassurez-vous, ils n’ont pas mis pour autant de l’eau dans leur vin. Et vous devinez à qui je pense, non? Avis à tous ces spécialistes de la catégorie-reine qui ne regardaient la Moto2 que d’un œil – parfois même fermé – ces dernières années: à Termas de Río Hondo, Johann Zarco roule très, très vite…      

Stay tuned !

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