Inside Café, épisode 1, from #QatarGP to #ArgentinaGP : discussions de comptoir …



Cette saison, j’aimerais vous tenir une rubrique conviviale, où je vous parlerai de tout et de rien et où je l’espère, vous vous amuserez également à commenter et critiquer tout en gardant à l’esprit que ce que je vous écris n’est en aucun cas une vérité que je tente de vous imposer mais bien une simple réflexion que je veux partager avec vous et qui n’a pas plus de valeur que votre propre opinion.

Malheureusement, suite aux abus de langage de certains, nous avons été obligés de désactiver la possibilité de commenter nos articles directement sur le site. A ce sujet, nous vous avions promis un nouveau site pour la rentrée avec des commentaires permettant un enregistrement des commentateurs et un bannissement des imbéciles. Malheureusement, le début de la saison est déjà derrière nous et le site n’est pas encore là mais pourtant, malgré quelques contretemps, les travaux avancent et ce site verra bel et bien le jour dans les semaines à venir. Pour commenter, détruire, encenser, démolir mon article, mais avec courtoisie svp, rendez-vous sur notre page Facebook.

Tout ceci étant désormais dit, de quoi pourrions-nous bien parler aujourd’hui ? Et si on faisait un peu de psychologie de comptoir ? Allez, c’est parti !

Comme chaque week-end de course, certains ont marqué de gros points et d’autres en ont laissé quelques-uns sur le circuit.

A ce petit jeu, au Qatar, s’il y a plusieurs gagnants (on en parle ci-dessous), le Super gagnant est sans le moindre doute Maverick Viñales.

Dès ses débuts sur la Yamaha, l’espagnol frappait un grand coup en enlevant le test de Valence. La performance était géniale mais largement tempérée, à tort ou à raison mais surtout à tort, par le fait qu’alors que son équipier testait une version hybride de la M1 (châssis 2017 – moteur 2016), lui roulait sur la moto de Jorge Lorenzo, vainqueur la veille.

A Sepang, il enchaînait et prolongeait son brevet d’invincibilité, tout comme à Philip Island et à Losail.

C’était donc en unique énorme favori qu’il se présentait sur ce même circuit de Losail pour la première course de la saison. Allait-il trembler, allait-il faillir à sa tâche ? Non, malgré son jeune âge, non malgré son manque de référence sur la durée d’une course au guidon de la Yamaha et non malgré la pression qui se résumait en une phrase, celle de Ramon Forcada, son chef mécanicien, ex Lorenzo : « Si Maverick avait perdu, cela aurait été une catastrophe ».

Viñales, comme l’a dit Jarvis, c’est un jeune, cool, concentré sur une chose… la moto et qui n’a rencontré de problème avec personne.

A Doha, il a tout simplement enlevé les guillemets autour du mot ‘favori du Championnat‘ tout en assénant un sérieux uppercut à presque tous ses adversaires. Plus question donc pour lui de se cacher derrière des arguments tels que l’inexpérience ou le ‘step by step‘ cher aux motocyclistes, Viñales doit désormais assumer une étiquette grosse comme le Castell de Sant Ferran de Figueras, sa ville natale.

Parmi les gagnants du weekend qatari, on retrouve bien évidemment aussi Andrea Dovizioso… calme, bosseur et déterminé, l’italien a su, une fois de plus, faire le travail sans bruit et sans chichi.

Pourtant, psychologiquement, la saison 2016 ne l’avait pas épargné. Les moqueries d’Andrea Iannone, son ancien équipier (qui aurait certainement mieux fait de s’abstenir), un paquet de malchance (l’Argentine des œuvres de Iannone, Austin de celles de Pedrosa), sa réduction salariale afin de permettre l’arrivée de Jorge Superstar Lorenzo sur qui tous les projecteurs se sont braqués et last but not least, une saison qui ressemblait furieusement à la précédente mais avec une victoire en plus.

Mais durant l’hiver, Andrea Dovizioso a su se réinventer et à Sepang, c’est un pilote déterminé à ne pas se laisser dépouiller qui attaquait ses premiers tours de circuit.

Du coup, à Doha, en collant près de 20 secondes à Lorenzo, il lui envoyait un message fort en lui faisant clairement comprendre que l’origine du problème n’était pas uniquement la machine mais bien la manière de la piloter. Dovizioso n’a pas montré la lumière au bout du tunnel à son équipier, il lui a montré la longueur de ce dernier.

Le cas Dovizioso évacué, revenons l’espace d’une ligne à Maverick Viñales afin d’introduire un autre grand gagnant, Valentino Rossi !

La course de l’Italien est un peu la petite griffe dans le trophée de Maverick Viñales. Je suis d’ailleurs certain que vous avez tous connu cela avec un des objets qui vous est cher. Vous attendez des mois et finalement, argent économisé, vous vous achetez l’objet tant convoité. Excité comme une puce, vous le déballez, l’admirez et puis un moment, votre œil s’arrête sur le mini défaut, celui que personne ne voit et ne verra jamais mais que vous, vous n’arrivez pas à ignorer !

Durant tout l’hiver, Rossi était aux oubliettes, enterré par certains, annoncé sur le départ en fin d’année par d’autres ou encore présumé fatigué par Meregalli, son team manager.

Mais alors qu’il avait clamé haut et fort que Marquez bluffait sur son niveau réel pendant l’entre-saison, ne voilà-t-il pas que c’est lui qui venait parquer sa machine dans le parc fermé.

Sourire aux lèvres, quelques blablas sur le fait qu’il n’aurait pas misé une pièce sur ses chances de monter sur le podium et une tape dans le dos de son équipier. La petite tape qui dit « je suis de retour » ou mieux encore « accroche toi parce qu’à près de quarante ans, je suis encore capable de te faire perler le front ».

Rossi a encore une fois gagné sa bagarre en se faisant encenser par l’ensemble de ses adversaires (et même par Lorenzo, faut pas demander !), par la presse, par ses fans…

Le message est certainement fort pour Viñales mais il l’est encore plus pour Marc Marquez.

Ces deux hommes ont un lourd passé en commun et psychologiquement, Rossi a marqué de gros points en ne laissant pas à son adversaire la consolation de la troisième place et c’est évidemment un des perdants de ce weekend d’ouverture.

On se souvient qu’en 2006, après avoir perdu le titre à Valence, Valentino Rossi était revenu sur sa saison et avait déclaré que lorsqu’elle commençait mal (14ème à Jerez), elle ne pouvait que mal se terminer.

Alors, celle de Marquez n’a pas spécialement mal commencé puisqu’il terminait tout de même quatrième mais il aurait certainement préféré que le troisième ne soit pas Rossi et que le vainqueur soit Dovizioso. Il nous doit une revanche en Argentine !

Pedrosa ne fait pas vraiment une bonne affaire avec sa cinquième place même si le faible écart entre lui et son équipier, sur un circuit qu’il n’aime pas et qui ne convient pas à sa machine, est plutôt réconfortant.

Aleix Espargaro a certainement pris un bon ‘+1000’ au moral en passant devant le garage Suzuki qui, quelques mois plus tôt, lui avait mis ses valises sur le seuil de la porte.

Zarco n’a pas marqué de points mais a marqué les esprits. Johann débarque dans une catégorie reine en étant déjà un top pilote, capable de gérer la pression et désormais avec la belle promesse d’être rapidement un de ceux sur qui il va falloir compter…enthousiasmant !

Enfin, lorsqu’il y a un Super gagnant, il y a souvent un Super perdant et au Qatar, c’était Jorge Lorenzo même s’il semble plus que nécessaire de nuancer le propos.

En effet, à sa décharge on dira que la Ducati est une machine compliquée, qu’il manque de roulage, de repères et qu’il est probablement plus facile de passer d’une Suzuki à la philosophie japonaise à une Yamaha que d’une Yamaha à une Ducati.

Mais tout de même, terminer onzième, à 20,516 secondes de Viñales après une bagarre contre Loris Baz et sa Desmosedici GP15, c’est tout sauf ce dont l’espagnol avait dû rêver en signant son plantureux contrat chez les rouges.

Appelons un chat un chat, sa première course n’était (pas encore) ni à la hauteur de son talent, ni à celle des 12 millions d’euros qui lui sont alloués par an.

Moralement, Lorenzo a fait une mauvaise affaire et la seconde place de Dovizioso, qui aurait tout aussi bien pu être une victoire, doit probablement lui apporter un peu de réconfort mais pas seulement car dimanche soir, à Doha, le pilote Ducati a certainement compris que pour arriver à ce niveau de performance, le chemin serait encore très long, d’autant plus que traditionnellement, Doha est favorable à la Desmosedici et sa sur-puissance. Qu’en sera-t-il à Jerez, sur un tracé Stop and Go ? La saison dernière, la première Ducati, celle de Iannone, avait clôturé à plus de 26 secondes !

Mais stop et place à la piste car c’est là et seulement là que les verdicts tombent…ici sur le papier ce n’est que du blabla mais je vous avais prévenu dès le début de notre discussion.

Stay tuned!

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