La colonne à Jicé: Les ingénieurs se sont-ils plantés?



Valentino Rossi souffre avec la Yamaha M1 2017, alors que Maverick Viñales s’y sent parfaitement bien. Jorge Lorenzo n’a toujours pas pris la mesure de la Desmosedici GP17; et si Andrea Dovizioso va moins mal que son prestigieux nouvel équipier, ce sont bien des «vieilles» Ducati qui font parler d’elles en Argentine. Question: les ingénieurs se sont-ils plantés cet hiver? 

Comment expliquer le début de saison totalement fou que l’on vit en MotoGP? Ces apparitions plus ou moins surprenantes de pilotes qu’on n’attendait pas à pareil festin? Folger et Zarco lors des tests et au Qatar, Karel Abraham ici en Argentine, Aleix Espargaró qui semble avoir enfin donné une vie à l’Aprilia? Comment comprendre ces difficultés qu’éprouvent l’immense Valentino Rossi, même si, ce samedi, condamné au purgatoire de Q1, il a encore sauvé une situation qui semblait compromise? Et, surtout, qu’arrive-t-il à Jorge Lorenzo? Comment va-t-il réagir à ce nouveau jour bien sombre pour lui? Peut-il trouver la solution?

Dès les nuits animées du Qatar – on parle bien sûr de ce qui se passait sur la piste et dans les coulisses -, des voix se faisaient entendre dans le paddock; elles se demandaient, perfidement: «A quel moment Valentino Rossi va aller trouver Hervé Poncharal pour lui proposer un échange standard 2016 contre 2017?» En Argentine, il se murmure désormais que le team officiel Ducati serait d’ores et déjà revenu à la motorisation de l’an dernier, ce que bien sûr personne ne confirme.

Corollaire, cette question: les ingénieurs, à trop chercher d’améliorer encore ce qui était proche de la perfection, se sont-ils plantés, une explication qui pourrait être renforcée par le GP difficile des deux Honda officielles à Losail? La réponse est simple, logique, et bien sûr totalement négative.

Comme rien ne remplace la course, pas même les longues séances d’essais, les heures passées sur les bancs et les jours et nuits des ordinateurs, il est naturel que les choses nouvelles prennent un peu de temps à se mettre en place.

Preuve supplémentaire, les discussions sans fin à propos de la demande de certains pilotes – le premier à s’être plaint est Valentino Rossi – à Michelin de développer un pneu avant plus dur; ce pneu existe, il est malheureusement arrivé sur le tard en Argentine et la «safety commission» réunie vendredi soir a décidé de l’essayer que plus tard dans la saison, peut-être même au Texas. Dans cette optique, il semble donc normal que Maverick Viñales, qui a découvert et la Yamaha et le nouveau choix de pneumatiques soit un peu moins désavantagés en ce début de saison que Valentino Rossi, qui avait depuis l’an dernier, ses bonnes habitudes.

Mais je vous vois déjà venir, vous allez dire: l’autre, le Jicé, il se plante encore complètement avec sa théorie. Parce que si on la suit – la théorie -, Jorge Lorenzo devrait être plus à l’aise qu’Andrea Dovizioso, puisque l’Espagnol, comme son compatriote Viñales, n’a pas à oublier les sensations du passé. Merci de la remarque, elle est excellente. Et voici ma réponse: c’est la preuve que la situation de Rossi par rapport à Viñales est beaucoup moins grave que celle de Lorenzo dans son défi millionnaire!  

Stay tuned!

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