Pedrosa : « Stoner, un phénomène, Marquez une éponge, Rossi… Rossi ! »



Dani Pedrosa vit un début de saison compliqué puisqu’avec un abandon et une cinquième place, il n’occupe qu’une très peu flatteuse dixième position au classement général du Championnat du Monde.

Confronté à son éternel problème de poids et de taille, l’espagnol souffre comme il a toujours souffert depuis son arrivée en catégorie reine.

Toutefois, avec la classe qu’on lui connaît, l’espagnol souffre en silence face à une situation à laquelle il ne peut malheureusement pas changer grand chose.

Classe dans les déclarations mais également sur la moto puisque malgré son handicap, il affiche actuellement un palmarès de 103 podiums dont 29 victoires.

« Effectivement, je suis désavantagé. J’étais beaucoup plus à l’aise lorsque j’étais en 250, une moto plus adaptée à ma taille, mais je n’ai jamais demandé un changement de règlement pour que, comme en Moto3, on prenne en compte la somme du poids de la moto et du pilote. Ce ne serait pas juste pour les autres. Je suis le seul pilote petit et léger sur la grille de départ. Avant, il y avait Capirossi, mais il est beaucoup plus lourd que moi. Au cours des dix dernières années j’ai tout essayé. Je me suis entraîné pour prendre de la masse musculaire, mais en fin de compte, si vous obtenez de la force, vous perdez de l’agilité. Le compromis est … comme je suis actuellement. Dans le passé, ce problème n’existait pas, car les motos n’étaient pas aussi puissantes et les pneus étaient ce qu’ils étaient, mais ces jours-ci … pour être à ce niveau, vous devez bien dormir, bien manger et ne pas prendre beaucoup de vacances. La vie d’un athlète, mais cela signifie que je ressens le moindre changement de forme physique. »

Et puis, ce qui fait Dani, c’est aussi sa gentillesse ou en tout cas, son respect pour ses concurrents. On en veut pour preuve l’analyse qu’il fait de ses équipiers mais aussi de Valentino Rossi puisque l’interview a été accordée à nos confrères de GPOne.

« Mon premier coéquipier a été Nicky Hayden. Très fort mentalement. Il ne se souciait pas de savoir si pendant les essais j’avais été plus rapide d’une demi-seconde. Le dimanche il savait qu’il serait là de toute façon. Casey Stoner, un phénomène. Il n’a pas besoin de routine. Il montait sur la moto et il était en mesure d’être directement à 100%. D’Andrea Dovizioso, je me souviens de son calme. Il ne stresse jamais par rapport à ce que font les autres. Le faire sortir de sa zone de confort est impossible. Marc Marquez c’est une éponge. Il apprend beaucoup des autres, il suce le meilleur.
La force de Valentino est que c’est Valentino… C’est difficile à expliquer. Il est fort dans le corps à corps mais plus que tout autre chose, c’est sa mentalité de gagnant qui fait la différence. Pour lui, être troisième est mieux que quatrième et deuxième mieux que troisième. Il ne se rend jamais.
 »

Stay tuned!

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