La colonne à Jicé: Rossi-Viñales, une mésentente ou plus que cela?



On a vu des choses étonnantes ce samedi sur le circuit des Amériques. On a d’abord vu, de bon matin, des chutes en cascade, parce qu’il faisait froid et que les gommes n’aiment pas toujours le froid.

On a vu Marquez (deux fois), Aleix Espargaró (trois, quatre, on ne sait plus…), Bautistá, Iannone, Dovizioso, Lowes (deux fois également), Pedrosa et Lorenzo courir relever leurs motos. On a vu, malheureusement, Alex Rins se tenir le poignet gauche, avant de se diriger vers le centre médical du circuit pour y recevoir un verdict que l’on avait déjà redouté: fracture du poignet gauche, week-end terminé pour le «rookie» de chez Suzuki.

Au même moment, on a vu les gens intelligents qui ont compris qu’il ne servait à rien de tenter le diable, comme Johann Zarco, calme comme le vieux de la vieille qu’il n’est pas du tout. On a vu tout cela et, surtout, on a assisté au duel au sommet attendu entre Marc Marquez et Viñales, pole en jeu. Et écarts terribles creusés à la clef (Rossi, troisième sur la grille, est à 8 dixièmes de son équipier!)

On a encore vu l’image qui a immédiatement fait le tour du monde, celle de Loris Baz relevant avec son épaule gauche sa Ducati dans le dernier virage, alors qu’il était en passe d’éjecter Lorenzo de Q2. Chapeau, Monsieur Loris!

Mais on a surtout vu une scène qui va assurément faire le délice des gazettes et aviver les passions. Que s’est-il passé lorsque Viñales a tenté l’extérieur sur Rossi et qu’il y a eu contact entre les deux hommes, puis un geste furax du leader du championnat du monde à l’encontre de son copain? «Dans le feu de l’action, ce sont des choses qui arrivent, c’est déjà oublié», explique Viñales. Et Rossi de parler de ce qu’on a vu un peu plus loin lorsque l’Espagnol a visiblement émis le désir de lui causer: «Je n’ai pas compris ce qu’il voulait. Moi, j’étais dans mon meilleur tour, ce n’était pas le moment de vouloir imaginer un jeu tactique», répond Sa Majesté VR46.

Reste que, dans le landerneau, les esprits ont commencé à prendre de la température. Certains y voyant une volonté d’intimidation de l’un, d’autres une manœuvre volontaire de l’autre. Valentino Rossi avait adoubé Maverick Viñales dès le milieu de la saison dernière. Il voulait qu’il devienne son équipier à la place de l’encombrant Jorge Lorenzo (dites, vous avez vu, au terme d’une journée bien compliquée pour Ducati, avec plusieurs soucis techniques pour Dovizioso, Lorenzo ne s’en est pas mal sorti, non?)

Nous, on a toujours dit qu’il serait très intéressant d’analyser, après les trois premiers GP de la saison si les deux hommes sont toujours aussi copains. A ce soir donc…

Stay tuned!

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