La colonne à Jicé: C’est bon signe, Johann, Rossi te regarde…



Valentino Rossi arrivera en Europe avec le costume de leader du championnat du monde MotoGP. Le peuple est content. Le peuple est joyeux et lui, le bougre, sait qu’il a parfaitement maîtrisé son week-end texan. Parce que même si Marc Marquez a conservé son invincibilité sur le sol nord-américain, c’est bien Monsieur VR46 qui a repris le rôle principal.

C’est un vieux gag à quatre sous. L’histoire d’un cambrioleur qui vient de vider le coffre de la maison d’un riche bijoutier et qui, lorsqu’il tente sa sortie, entend soudainement une voix qui lui dit: «Jésus te regarde… Jésus te regarde… Jésus te regarde…» Du coup, le voleur empoigne sa lampe de poche, l’agite dans le corridor et y découvre un perroquet qui continue de dire: «Jésus te regarde… Jésus te regarde… Jésus te regarde…» Il s’approche du bel oiseau, tend vers lui la lumière violente et lui lance: «Très drôle, perroquet. Et con comme tu es, je pense que tu t’appelles Coco.» Le bel oiseau, de sa voix fière, répond alors: «Oui, je m’appelle Coco. Mais Coco, pour un perroquet, ce n’est pas plus con, comme nom, que Jésus pour un Doberman.» Fin du gag…

Il n’y a pas de voleurs, pas de perroquets – quoique, on y trouve des personnages qui répètent beaucoup de choses sans les vérifier – et pas de dobermans dans le paddock. Mais il y a un maître absolu qui regarde tout, à chaque instant, et qui intervient chaque fois à bon escient pour se faire respecter. Vous l’avez bien sûr reconnu, c’est le nouveau leader du championnat du monde MotoGP.

Samedi, quoiqu’on dise, quoi qu’on pense, il s’est passé quelque chose entre lui et Maverick Viñales. Et dimanche, quoiqu’on dise, quoi qu’on pense, le double vainqueur de ce début de saison était plus tendu que d’habitude. Et il est parti à la faute…

Durant cette course, derrière un Marc Marquez invincible, on a encore beaucoup vu Valentino Rossi. On l’a même vu prendre un joli raccourci, en profitant d’une attaque – certes musclée, mais superbe de Johann Zarco -, pour tant élargir sa trajectoire qu’il n’avait pas d’autre choix de traverser le bord de piste coloré du plus beau circuit du monde. Réaction de la Direction de course: 3 dixièmes de seconde de pénalités, pour «avoir obtenu un avantage», ce qui n’a d’ailleurs rien changé au résultat brillant de sa course. De ses courses (20 points de plus dans sa besace).

Ce qui m’intéresse, dans cette affaire, c’est cette petite phrase lancée en conférence de presse: «Le problème, ce n’est pas la Direction de course, le problème, c’est Zarco.» Et de soutenir son analyse, en rappelant, «que les gars qui arrivent de la Moto2 doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi, que cela va beaucoup plus vite chez nous, que c’est plus dangereux.»

Eh bien moi, je vais vous dire, ce n’est pas l’action osée du double champion du monde Moto2 qui ennuie le plus Valentino Rossi. C’est le fait d’avoir constaté depuis quelques semaines qu’un nouvel adversaire sérieux venait de débarquer dans le jardin des géants.

C’est bon signe, Johann, Rossi te regarde…

Stay tuned!

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