Mugello'17 : Mattia Pasini, pour l'histoire

Il y a des victoires que tout le monde (ou presque) aimeraient voir. Elles font plaisir, ne dérangent pas, donnent beaucoup de joie et constituent des anecdotes que l’on évoquera dans cinq, dix, vingt ans. Celle de Mattia Pasini lors du Grand Prix d’Italie 2017 en fait partie.

Que reste-t-il à la fin d’une carrière, une fois que l’ultime drapeau à damiers est franchi ? Des trophées sur les étagères, souvenirs de triomphes. Des cicatrices sur le corps, souvenirs de mauvais moments – souvent inévitables pour tout pilote de moto. Mais surtout des histoires, des histoires à raconter. Celle d’un Mattia Pasini exceptionnel vainqueur du Grand Prix d’Italie 2017 restera dans les mémoires.

Parti troisième, le pilote de l’équipe Italtrans n’a cessé de batailler en tête. Franco Morbidelli, Thomas Lüthi et Alex Marquez lui ont donné la réplique, mais le numéro 54 était survolté. Une erreur dans le premier virage du dernier tour – entamé en troisième position – n’y aura rien changé : ce 4 juin 2017 était bel et bien son jour, à lui. Et personne d’autre. Au prix de deux ultimes dépassements spectaculaires, Pasini a repris les commandes pour ne plus les lâcher. Sur la ligne, un écart de 36 millièmes avec Marquez et de 79 par rapport à Lüthi. Peu mais suffisant.

Voilà huit ans que Mattia Pasini n’avait plus remporté un Grand Prix. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé : 110 courses disputées depuis le dernier succès, dont de nombreuses en Moto2, passant de la Motobi à la Suter, de la Suter à la FTR, de la FTR à la Speed Up, de la Speed Up à la Kalex… Avec, en prime, 13 points marqués en catégorie MotoGP chez Speed Master (Aprilia). Blessé, souffrant physiquement – il peut difficilement se servir de la main droite –, passé par les tréfonds des championnats mondiaux, l’Italien a connu son lot de difficultés. Celles-ci ne rendent que plus beau son retour au premier plan.

Et quel plus beau théâtre que la piste du Mugello pour y arriver ? Cette même piste où, en 2004, il obtenait son premier top-10 en championnat du monde – à l’époque en 125cc. Cette même piste où, en 2006, il s’imposait devant Alvaro Bautista pour un (!) minuscule millième. Mais c’est surtout là où, en 2009, il triomphait au terme d’un duel titanesque face à son compatriote Marco Simoncelli. Le regretté Simoncelli qui, de là où il est, a forcément souri en voyant Pasini être le premier à franchir le drapeau à damiers ce week-end. Comme au bon vieux temps.

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de