#ItalianGP : Dovizioso a marqué le Mugello au fer rouge

Hier, à l’ombre de San Donato, si les fumigènes étaient jaunes, c’est pourtant le rouge, celui de Ducati, qui dominait le podium du Grand Prix d’Italie puisqu’en plus de la magnifique troisième place de Danilo Petrucci, celui qui montait sur la plus haute marche du podium n’était autre qu’Andrea Dovizioso, le pilote officiel de la scuderia Ducati.

Une consécration pour celui qui, avec son caractère plutôt réservé, n’a jamais su transcender les foules comme Valentino Rossi peut le faire. Ces deux hommes n’ont pratiquement en commun que la nationalité et cette passion viscérale pour les motos.

Alors hier, lorsqu’après avoir dû passer son tour lors du warm-up en raison d’un intoxication alimentaire, Andrea Dovizioso inscrivait son nom au palmarès de son Grand Prix national, il avait bien du mal à cacher son émotion.   

« Cette nuit, je me suis réveillé à 4h du matin avec un mal de ventre et c’est pour cela que je n’ai pas disputé le warm-up. Heureusement, la moto était au point et je n’avais rien à essayer.

J’avais un peu peur d’avoir perdu de l’énergie. Depuis vendredi, je répétais que je pouvais piloter de manière fluide et agressive et c’est ce que j’ai fait.

J’ai passé Maverick à 10 tours de la fin mais honnêtement, à ce moment-là, je n’avais pas de stratégie. J’ai compris que personne n’avait de marge et je me suis concentré sur mon rythme, en espérant que cela suffise. En vérité, je n’ai compris que j’allais gagner qu’après le dernier virage parce que je croyais que Viñales allait faire un dernier tour incroyable et qu’il allait me reprendre.

Il y a une raison si tous les pilotes pleurent lorsqu’ils gagnent au Mugello, Migno et Pasini l’ont fait, moi aussi. Gagner ici, c’est le rêve de tous et le faire avec Ducati est spécial. Je n’ai pas de mots pour décrire certaines émotions. »

Il y a quelques jours, Lorenzo et Dovizioso avaient mené des tests au Mugello et il s’était plutôt bien déroulés. Pourtant, ce n’est qu’à l’issue de la FP4 que Dovi comprenait qu’il pourrait jouer un rôle dans cette course.

« Les derniers tests ici au Mugello s’étaient bien passés, mais cela avait aussi été le cas lors des trois dernières années. Je savais que cette année j’étais plus proche et en FP4 j’ai compris que j’avais une chance. Puis, en course, je me suis retrouvé avec Maverick et Valentino, qui ont généralement quelque chose de plus dans les derniers tours, et Petrucci, un pilote très fort dans les bagarres. J’ai eu la certitude de gagner juste au dernier virage. »

Désormais second au classement général, Dovi ne se laisse pourtant pas déborder par un optimisme puéril car comme il le rappelait très justement, cette victoire nécessite une confirmation qui risque de ne pas être si évidente que cela.

 « Je ne suis pas surpris d’être là où je suis au classement car je savais que je pouvais être parmi les 4 premiers, mais la chose importante est d’avoir la vitesse pour se battre et jusqu’aujourd’hui, je ne l’avais pas.

Certains disent que je suis pessimiste, moi je préfère me considérer comme réaliste. Je sais que nous pouvons être rapides lors de certaines courses, mais pas sur les 18. Nous devons construire une bonne base car vous ne pouvez pas gagner un dimanche et le suivant terminer à 20 secondes, ce qui est déjà arrivé. Être deuxième au championnat ce n’est pas trop mal mais ce n’est pas assez (rires) ».

La suite dans une semaine, en Catalogne, là où les espagnols auront une revanche à prendre.

Stay tuned !

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