#DutchGP, Rossi : « les gens au bar me disaient qu’il était temps »

Sa dernière victoire remontait au Grand Prix de Catalogne 2016, une éternité et avec l’arrivée de Maverick Viñales au sein de l’écurie Yamaha, déjà vainqueur à trois reprises cette saison, Valentino Rossi commençait à s’impatienter.

Passé très près au Mans, l’italien attendait beaucoup de la course dans la cathédrale car c’est une des pistes où il s’est souvent imposé.

Il avait l’occasion d’y décrocher une dixième victoire et pour ce faire, le pilote Yamaha a mis les petits plats dans les grands avec une course magnifique qu’il a su gérer, dominer et plier malgré des conditions vraiment compliquées.   

« C’est une victoire importante pour de nombreuses raisons mais le plus important est d’avoir renoué avec la victoire. J’ai compris au fil des années que le passé importe peu et que je roule et travaille pour ce sentiment qui est le vôtre lorsque vous coupez le premier la ligne d’arrivée et qui dure cinq ou six heures. Dommage que je doive rater une heure et demie pour des interviews (rires).

Je suis fier d’avoir obtenu ma 10ème victoire à Assen, comme je l’avais déjà fait à Barcelone. Ces deux pistes, ainsi que le Mugello, sont parmi mes favorites. De plus, après une année sans gagner, les gens du bar me disaient qu’il était temps (rires). Je ne dis pas que je ressentais la pression, mais y parvenir après autant de temps, c’est encore plus beau. Ce ne sont pas les records ou les chiffres qui sont importants mais les émotions.

Je pense que la malchance avait une dette envers moi après la course au Mans où je suis tombé alors que je me battais pour la victoire, et même par rapport à l’année dernière où parfois, cela a mal tourné.

En vérité, aujourd’hui, lorsque je me suis mis en tête que je pouvais gagner, que j’ai commencé à être optimiste et que j’avais la situation sous contrôle, il a commencé à pleuvoir. Danilo est revenu et m’a même dépassé et à ce moment-là, j’ai compris que lui aussi devait être très prudent. Au cours des deux derniers tours j’ai simplement imaginé qu’il avait cessé de pleuvoir. »

Le voilà désormais revenu à sept points du leader qui, depuis aujourd’hui, n’est plus son équipier mais Andrea Dovizioso. Un Championnat serré et passionnant…  

« Je ne me souviens pas d’un championnat MotoGP aussi ouvert, non seulement nous avons quatre pilotes en onze points mais aussi trois motos différentes. Il faut s’en réjouir mais pas trop, car c’est facile de passer d’une semaine à l’autre de grand héros à grand perdant.

Pour le moment, vous ne pouvez plus penser course après course, mais tour après tour. La semaine prochaine ce sera le Sachsenring où Marquez gagne depuis 30 ans (rires). Sérieusement, ce sera un GP important pour voir si le nouveau châssis est très bien sur des pistes difficiles pour nous. Je ne voudrais pas que cela soit comme après le Mans où nous pensions avoir tout résolu mais …

Ce Championnat est difficile pour tout le monde, même pour ceux qui ont un immense talent. Maverick est incroyablement rapide, mais en course, c’est tout différent. Heureusement, il a quelques faiblesses. »

Et si Maverick Viñales a chuté aujourd’hui, Valentino Rossi aurait tout aussi bien pu subir le même sort lorsqu’il s’accrochait avec Zarco. Un nouvel incident entre lui et le français mais qui, aujourd’hui, s’est terminé en boutade…effet de la victoire probablement.

« Aujourd’hui, je me suis aperçu que Johann Zarco n’est pas un méchant garçon, c’est juste qu’il n’évalue pas correctement les distances. Comme à Austin, il a essayé un dépassement impossible, je n’étais pas parti large, j’étais sur ma trajectoire. J’ai son chewing-gum sur ma combinaison sinon je n’arrive pas à la nettoyer, je devrai lui envoyer la facture (rires). Tant que rien ne se passe c’est OK car comme le dit Marquez, tout le monde doit être agressif en MotoGP. »

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de