Kevin Schwantz : « Suzuki aurait dû comprendre et réagir plus tôt »



Être un ambassadeur ne signifie pas toujours que l’on est un accro de la diplomatie. Prenez l’exemple de Kevin Schwantz, le Texan retraité, Champion du Monde GP500 de 1993. Il continue à travailler pour la marque avec laquelle il a été sacré, soit Suzuki. Et on ne peut pas dire que le constructeur japonais vit une saison 2017 satisfaisante. Schwantz est le premier à le regretter et a déjà fait savoir que le pilote Andrea Iannone n’était pas, selon lui, à la hauteur. Mais la légende des Grands Prix n’épargne pas non plus Suzuki…

Cette saison, la marque Suzuki est loin de qu’elle avait démontré l’an dernier. D’une GSX-RR prometteuse avec un duo de pilotes équilibrant le talent de la jeunesse et l’expérience, on a sombré dans l’anonymat avec une moto méconnaissable. Kevin Schwantz est allé faire un tour sur le Sachsenring et le stand commandé par Davide Brivio tremble encore de sa colère et de sa déception. Iannone en a pris pour son grade. Mais Suzuki n’a pas été épargné non plus.

« Ils n’auraient jamais dû laisser aller les choses aussi loin, ils auraient dû réagir avant » insiste Schwantz. « Nous sommes maintenant à la mi-saison, et ils n’ont quasiment aucun point ». Pourtant, on a vu le chef de projet Satoru Terada laisser sa place à Shinichi Sahara qui aura aussi un œil sur l’homme de la technique Ken Kawauchi. Le signe d’une prise de conscience avec ce retour d’un homme qui était déjà des dernières aventures Suzuki en MotoGP ?

Pour le Texan, on se tromperait lourdement en s’en persuadant : « ce n’est pas le cas, personne n’a été viré. Suzuki a voulu impliquer Terada dans un autre projet pendant que Sahara avait fini le sien qui était d’installer la nouvelle 1000 GSX-R. Suzuki l’a fait revenir parce qu’il avait montré sa compétence à tenir une équipe lorsqu’ils étaient encore en MotoGP. Vous ne devez pas voir ça du genre « quelqu’un a commis une erreur, alors on lui coupe la tête » ». Ce n’est pas ça du tout ».

« Je pense que les responsables auraient dû sentir depuis un moment ce qui allait se passer. Suzuki a les capacités et les compétences pour gagner un championnat du monde. Moi, je suis allé au Sachsenring et j’ai fait mon rapport à Suzuki ». Une discussion qu’il pourra poursuivre à Suzuka puisqu’il est engagé à la course d’endurance de 08h00 avec une Suzuki.

Un échange qui tournera aussi sur le choix des hommes dans le box. Ainsi Tom O’Kane, ancien chef mécanicien d’Aleix Espargaró qui a disparu du terrain : « je pense que si vous le faisiez revenir dans le stand, vous pourriez en tirer de grands bénéfices ». Une compétence qui semble intéressé KTM. Sur cette perspective, le Texan termine : « cela veut dire que KTM a du bon sens lorsqu’il faut trouver des gens compétents ».

Stay tuned !

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