2021 : Remy Gardner vise la catégorie MotoGP



« Je ne veux plus rester en Moto2, je veux aller en MotoGP. Je me sens prêt. » Remy Gardner, pilote ONEXOX TKKR SAG Team en championnat du monde Moto2.

À 22 ans, Remy Gardner a les idées bien claires et sait ce qu’il veut : être pilote MotoGP le plus tôt possible, dès 2021 si l’opportunité se présente. Arrivé en catégorie Moto2 en 2016, il est progressivement devenu l’un des cadors du peloton, jusqu’à briguer quelques podiums en 2019. La régularité lui a toujours fait défaut, mais la vitesse est là.

Cinquième du Grand Prix du Qatar en mars dernier, il espère que la saison 2020 pourra reprendre afin qu’il puisse montrer sa valeur et prétendre à une place en MotoGP. Même si, comme il le dit à Speedweek, il craint que l’épidémie de coronavirus ne paralyse le marché des transferts pour 2021.

La reprise du championnat : « Je pense qu’à la Dorna ils font de leur mieux. Ils font du bon travail et aident les équipes. C’est génial parce que ce sont des moments difficiles pour les équipes, les mécaniciens et les pilotes. Le mois de juin pourrait être trop optimiste, juillet… Chaque jour on a l’impression que cela prend de plus en plus de temps, et toutes les deux semaines il y a une nouvelle prolongation du confinement. On se demande : y a-t-il vraiment une fin en vue ? C’est très difficile, surtout pour les équipes. »

2021 : Eduardo [Perales] connaît ma position : je ne veux plus rester en Moto2, je veux aller en MotoGP. Il le comprend et en est heureux. Il veut me donner les meilleurs résultats possibles pour que je puisse accéder au MotoGP. Je suis prêt. »

Un physique de MotoGP : « Maintenant que nous sommes vraiment devant en Moto2, j’ai l’impression d’avoir du mal avec mon poids. Quand on sait à quel point la Moto2 est une catégorie serrée, chaque détail compte. Mon poids n’aide vraiment pas. Au Qatar il était clair que dans la première moitié de la course, quand le réservoir était plein, j’avais des problèmes avec mon poids. Je perds en accélération, je perds du temps en début de course. Avec moins de carburant dans le réservoir, je peux revenir. Je pense que j’ai montré beaucoup de potentiel là-bas. Et quand Fabio était en Moto2, j’ai aussi combattu avec lui – avec un châssis Mistral, qui n’était pas le meilleur. Ma taille, mon poids et mon physique correspondent vraiment à la MotoGP. Les plus grosses motos me conviennent et j’ai vraiment l’impression d’être prêt. »

L’effet Quartararo : « Cela vous donne confiance, et vous montre vraiment quel niveau nous avons en Moto2. Fabio a remporté une seule course en Moto2, à Barcelone… Le niveau en Moto2 est tellement élevé que peut-être que six ou sept gars pourraient entrer en MotoGP et y être extrêmement performants. Bien sûr, certains plus que d’autres – cela dépend du style de conduite, de la moto et de choses comme ça. Le problème est le manque de places sur la grille ! »

Difficultés à passer en Moto2 à cause du coronavirus : « C’est une bonne question. C’est aussi la première chose qui m’a traversé la tête quand tout a commencé. Mon objectif est de monter en MotoGP, mais s’il n’y a pas de GP, comment pouvez-vous vous montrer ? La Dorna va-t-elle intervenir et dire que tout restera pareil pour 2021 ? Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus si les équipes se risqueront à engager un pilote Moto2 après une seule course en 2020. Ou regarderont-elles les résultats précédents ? Je ne sais pas. J’ai lu un article d’après lequel Ducati s’intéresse à Martin. Un pilote pourrait perdre sa place sans même avoir roulé en 2020. Cela pourrait arriver. J’espère que mon manager pourra ouvrir certaines de ces portes. »

Approché par KTM en 2019 : « Oui, KTM a montré de l’intérêt. Cependant je ne me sentais pas prêt. Je manquais de régularité et j’étais un peu dépassé. J’étais à l’avant, c’était nouveau pour moi, donc je voulais essayer de gagner une course. Et puis j’étais un peu trop zélé, j’ai fait des erreurs. J’ai beaucoup travaillé dessus cet hiver. J’ai également retiré toutes les vis et plaques de mes jambes en décembre, ce qui a été un grand pas en avant. J’ai dû faire une pause d’un mois et je n’ai pas pu marcher pendant deux semaines. C’était un peu compliqué, mais maintenant tout va bien. J’ai travaillé à réfléchir un peu plus aux choses sur la moto. Je pense que cela s’est vu au Qatar et dans les tests. Je suis convaincu qu’il y a assez pour que les équipes MotoGP disent : ‘Il est prêt pour la montée.’ »

Les transferts Moto2-MotoGP rendus compliqués par la situation du championnat

Informations concernant le coronavirus et les consignes sanitaires à respecter disponibles ici

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de

Facebook

Nouvelles Applications

Disponible sur Google Play
Disponible sur Apple App Store