Assen, MotoGP, Réactions : Dans la cathédrale, Valentino Rossi aura besoin d’un miracle.



Quand chez Ducati on a pris la décision de monter un moteur 800cc sur le châssis de la future GP12, on s’attendait à gagner quelque chose, peut-être même quelque chose de significatif, alors, au sortir de la session qualificative, la onzième place de Rossi, derrière Abraham, Hayden et de Puniet, fait mal.

Quand est arrivée l’heure de quitter le circuit, il régnait un calme que seule la voix de Vittoriano Guareschi, accoudé sur le magnifique Iveco rouge de la scuderia Ducati, troublait. Derrière lui, les lampes du box étaient encore allumées, signe qui ne trompe pas – ça ne va pas alors on fait ce qu’on fait de mieux…travailler !

Mais revenons quelques heures en arrière, c’est la conférence de presse dans l’hospitality de chez Ducati et Valentino Rossi n’a pas la tête des grands jours.

Valentino Rossi : « Aujourd’hui, et plus particulièrement l’après-midi, tout s’est plutôt mal passé. Nous sommes loin des leaders, nous avons essayé des choses mais rien n’a fonctionné, nous n’avons fait que reculer. Pourtant après les bons résultats d’hier nous avions bon espoir, mais c’est comme ça et demain, nous essayerons de nous rapprocher et d’être mieux.

Selon moi, nous n’avons pas encore compris comment mettre au point et bien piloter cette moto. Je n’arrive pas encore à piloter la Ducati comme elle doit l’être et surtout, je n’arrive pas être bien dans les virages.

En plus de cela, je n’arrive pas à mettre les gommes à température, ce qui amplifie tous nos problèmes. Evidemment, le peu de temps qu’on a eu sur la piste, avec l’annulation de la deuxième séance d’essais libres, ne nous a pas aidé à comprendre la moto.

Pour demain, nous avons des solutions à tester pour essayer d’améliorer nos chronos et de pousser un peu plus fort mais c’est trop tôt pour dire si elles vont fonctionner, nous devrons attendre de les mettre en œuvre.

La partie postérieure de la moto, qui est la chose la plus différente sur la GP11.1, par rapport à sa grande sœur, la GP11, fonctionne assez bien et lui apporte de la stabilité, mais le problème reste l’avant. Nous n’arrivons pas à entrer fort dans les virages et c’est là que nous perdons le plus de temps. Les conditions de froid font que les gommes restent dures, ce qui ne nous aide pas à comprendre les failles de notre machine. Pour essayer de gagner une ou deux positions nous avons monté les tendres en fin de séance mais malheureusement, elles ne seront pas exploitables sur la durée d’une course, alors nous devrons chercher à améliorer le feeling avec l’avant en utilisant les dures. Cependant, ces gommes-là, ce sont les mêmes pour tous et d’autres ont bien mieux fonctionné que nous.

Nous sommes bien entendu déçus parce que nous pensions que nous serions plus proche des leaders et aussi parce qu’hier, nous étions content du choix qui a été fait de construire une GP11.1. Au final, nous espérions être plus compétitifs mais il n’en est rien, alors oui, nous sommes déçus. Mais c’était un risque que nous étions conscients de prendre en introduisant cette nouvelle version et nous allons travailler et nous concentrer sur nos problèmes ».

Le miracle se produira-t-il pour Rossi et Borgo Panigale ? Rendez-vous dès le warm-up pour le vérifier ensemble. Stay tuned !

Photo Stéphane Meyers

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de