Dani Pedrosa : un nouveau contrat au rabais ?



A Silverstone, il se murmurait que Dani Pedrosa et le HRC annonceraient la prolongation du contrat les liant l’un à l’autre, à Assen.

Mais entretemps, le patron de la Dorna a déclaré qu’il était prêt à revoir la règle empêchant un rookie (Marc Marquez), de débarquer directement chez un constructeur (Honda) et il semblerait, du moins si on en croit motocuatro.com, que ça ait changé la donne pour Pedrosa.

En effet, selon le site espagnol, il recevra, à Assen, une proposition de renouvellement de contrat mais agrémentée de nouvelles conditions, dont une diminution par trois de son salaire.

Je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article de Germán Garcia Casanova qui, comme toujours, est très intéressant mais nous n’allons pas reprendre son analyse en long et en large.

En effet, imaginons que le pilote espagnol reçoive bel et bien une telle proposition, que pourrait-il se passer ?

Lorsqu’un employeur décide, unilatéralement, de revoir le salaire de son employé, on appelle ça, en jargon juridique, un acte équipollent à rupture !

Ici, d’un point de vue légal, la situation est sensiblement différente puisqu’on parle non pas de la continuation d’un contrat, mais de son renouvellement! La réalité juridique ne pose donc pas le moindre problème mais, moralement, comment Pedrosa va-t-il accueillir une telle proposition !

Imaginez, vous arriver dans le bureau de votre patron et celui-ci vous regarde et vous dit, avec son sourire de patron : « pour te motiver, nous allons couper ton salaire en trois ! »

Une fois passé le cap de l’envie sauvage et soudaine de lui faire manger sa cravate, votre seconde idée sera certainement de vous mettre, au plus vite, en quête d’un nouvel employeur !

Oui, mais qui ? Yamaha est une possibilité, ceci dit, la partie est loin d’être gagnée car pour une M1 factory, on ne compte pas moins de trois prétendants, Ben Spies, Andrea Dovizioso et Cal Crutchlow, qui ont tous des arguments solides à faire valoir.

Ducati alors et là, je reprendrai une phrase d’Alice Margaria, notre consœur italienne, qui par ailleurs adore Pedrosa, mais qui disait qu’avec la débauche d’effort que demande cette D16, nous aurions l’impression de voir, tous les dimanches, un gamin ayant volé la moto de son père.

Reste également possible un éventuel échange avec Bradl ou Bautista, ce qui représenterait un sacré pas en arrière pour l’Espagnol.

Alors, nous allons arrêter de spéculer car l’appréciation d’une telle proposition relève de l’humain et vu le peu d’alternatives à sa disposition, Pedrosa pourrait décider d’accepter cette offre qu’il pourrait, légitimement, trouver insultante.

Les pilotes ont un égo parfois démesuré et on se souvient que fin 2010, Rossi décidait de quitter Yamaha parce qu’Iwata lui avait refusé une augmentation salariale.

Tiens, à propos de Rossi justement, il y a quelques jours, Carmelo Ezpeleta déclarait : « Je suis serein, la saison prochaine, Valentino sera sur une moto compétitive, mais je ne peux pas vous dire de quoi il s’agit. C’est encore trop tôt pour parler. En 2013, nous verrons Rossi se battre à nouveau pour la victoire ». (lire ici)

Bien entendu, nous déclinons toute responsabilité à propos d’un éventuel rapprochement entre la diminution de salaire de Pedrosa et les certitudes de Carmelo Ezpeleta.

Stay tuned !

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