MotoGP : Marc Márquez tombe beaucoup mais les autres pilotes Honda chutent aussi souvent



Il reste quatre Grands Prix à disputer dans cette indécises saison qui rassemble un trio de tête au championnat réunis en 28 points. Le leader Marc Márquez semble néanmoins un ton au-dessus, mais Gigi Dall’Igna, le patron du rival Dovizioso qui officie chez Ducati, signale que le fer de lance de Honda tombe tout de même beaucoup. Ce qui est vrai et ce qui offre des opportunités, même, si pour l’instant, Márquez a toujours su s’en relever et limiter les dégâts. Cependant, il faut aussi reconnaître que les chutes, lorsque l’on est pilote Honda, on sait ce que c’est…

Marc Márquez est un cas. Et ce n’est pas seulement une question de style ou de panache. C’est aussi cette statistique étonnante concernant les chutes : en moins de cinq saisons, est tombé à 77 reprises. 32 Grands Prix seulement se sont vécus sans accident, ce qui fait 37%. Les 54 autres épreuves ont donné des heures supplémentaires aux mécaniciens, ce qui équivaut tout de même à 63% du total des courses. Depuis 2013, il s’est retrouvé les quatre fers en l’air sur tous les circuits où il a couru. Avec une affection prononcée pour Silverstone et le Motegi, deux rendez-vous où il ne manque pas de se mettre par terre à chaque visite.

Pour le moment, le tenant du titre et candidat à sa propre succession regrette 22 chutes, ce qui n’est que trois de moins que le spécialiste des figures imposées qu’est Sam Lowes. Mais Marc Márquez est aussi sur une Honda. Et on constate la propension des pilotes en RC213V à se mettre au tas. 64 chutes concernent les pilotes Honda, ce qui donne un ratio de 12.8 à chaque pensionnaire de la machine du HRC. A titre de comparaison, chez Ducati, on en est à 67 avec un ratio de 8.3 par pilote alors qu’avoir une Yamaha reste encore le mieux pour rester sur sa selle : 24 chutes, soit un ratio de 6 par pilote.

Pour comprendre la vie au guidon d’un Honda, il faut écoper Cal Crutchlow : « vous n’imaginez combien elle est difficile à piloter par rapport aux autres motos. Elle demande plus de force mentale car vous devez toujours être concentré ». C’est donc sur cette bête sauvage qu’œuvre MM93. Un pur-sang jugé ainsi par Pedrosa : « elle bouge beaucoup, partout et tout le temps. Elle vous oblige à forcer dans les virages et donc à prendre plus de risques ».     

Au vu de ce qui précède, Rabat et Miller peuvent espérer un meilleur sort en 2018 en découvrant la Ducati. Et on souhaite bonne chance à Morbidelli, Lüthi et Nakagami

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de