Xavier Siméon : « Cette Ducati est un missile ! »



Xavier Siméon disputera en 2018 sa première saison MotoGP. Ses premières impressions, son année 2017, ses objectifs : le Belge s’est confié dans un long entretien accordé à GpOne. Voici ce qu’il faut en retenir.

Il y a huit ans (2009), Xavier Siméon était déjà sur une Ducati, à l’époque une 1098R : celle du Xerox Junior Team, avec laquelle le Belge remportait la Coupe du Monde Superstock 1000. « Faire du bon travail en Superstock, c’était s’assurer d’avoir une selle en Superbike », se souvient-il. Mais malgré cinq victoires et dix podiums en dix courses, les motos qui lui furent proposées n’étaient pas assez compétitives ; le Bruxellois avait alors décidé de partir en Moto2.

Huit saisons plus tard, Siméon a pris part à 127 Grands Prix au guidon de multiples machines (Moriwaki, Tech3, Kalex, Suter, Speed Up…) et pour de nombreuses équipes (Federal Oil Gresini, QMMF, Tasca…). Avec le recul, il juge que « pour gagner en Moto2, il est essentiel d’être dans une équipe qui a le budget nécessaire pour trouver des solutions techniques efficaces, puisque le règlement technique est restrictif. Les heures passées en piste comptent, et l’expérience est décisive. J’ai souvent changé de moto et c’était un inconvénient, parce que rester deux ou trois ans avec la même moto et dans la même équipe m’aurait permis d’avoir de meilleurs résultats. »

« Quand Tito [Rabat] n’avait pas la meilleure moto, il se battait avec moi, poursuit-il. Puis il a eu la machine la plus compétitive, et il a travaillé dur pour gagner le titre avec Marc VDS. C’est la preuve qu’en Moto2, l’équipe est cruciale. » Monté sur 4 podiums dans sa carrière, le Belge s’est imposé à une reprise lors du Grand Prix d’Allemagne 2015. Cette saison, passée chez Tasca Racing, ne lui a malheureusement pas permis de soigner ses statistiques : « Ce fut une année vraiment difficile, sur tous les plans : physique, technique, mais aussi humainement. J’ai été sérieusement blessé : je me suis cassé les côtes, un doigt, l’humérus et j’ai souffert du pied. Mais aujourd’hui je fais mes premiers footings et je travaille dur pour retrouver la meilleure forme. »

Oubliées, les déceptions : l’avenir est Ducati. Et son futur s’écrit en MotoGP, catégorie découverte il y a quelques jours à Valencia, où il a pu tester sa nouvelle machine. « Cette Ducati est un missile !, se réjouit-il. J’avais du mal à voir à quelle vitesse j’étais sur le tableau. » Et Siméon de raconter : « J’avais à peine la sensation de sortir du dernier virage pour prendre la ligne droite, que j’étais déjà au premier virage ». Freins carbone, Desmosedici robuste : nombreuses sont les nouveautés. L’électronique, également : « Théoriquement, l’électronique doit aider le pilote et il faut du temps et de l’expérience pour l’adapter à son style. Ce paramètre doit bénéficier à la performance, et non pas la pénaliser, donc je dois travailler là-dessus. Les Michelin sont complètement différents des Dunlop utilisés en Moto2, et permettent des virages ultra-rapides », détaille-t-il.

Entre autres anecdotes, le nouveau pilote Ducati confie que Marc Marquez est celui qui l’a le plus impressionné. « Tu sais qu’il a fait ? Il m’a doublé par l’extérieur dans le dernier virage de Valencia, la parabolique, puis il est rentré aux stands, raconte-t-il. Marc voulait m’envoyer un message très clair ; grâce à lui, je me suis rendu compte qu’il y avait la place pour progresser dans cette courbe, je me suis senti plus fort et je l’ai immédiatement fait. »

En 2018, Xavier Siméon sera, avec Franco Morbidelli, Takaaki Nakagami et Thomas Lüthi, l’un des quatre rookies de la catégorie. L’apprentissage risque de prendre du temps, mais le Belge ne cache pas avoir une idée en tête : « Que ce soit sur le sec ou le mouillée, j’aimerais avoir la chance de me battre pour le podium au moins une fois. » Pour cela, il est conscient qu’il faudra s’en donner les moyens : « Je vais m’entraîner avec Ruben Xaus tout au long de l’hiver ; le MotoGP exige une préparation physique et mentale très différente des autres catégories. »

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de