MotoGP, Aprilia : Eugène Laverty est passé de la RSV4 à la RS-GP



Durant les tests d’intersaison de Jerez, il est un pilote qui a tourné plus que tous les autres réunis. Il a travaillé pendant cinq jours au lieu de trois voire même deux pour certains. La raison ? Il est à la fois un pilote de Superbike et il roule avec une machine d’une marque engagée aussi en MotoGP. Son nom, Eugène Laverty, ancien des Grands Prix comme pensionnaire chez Aspar Ducati. Aprilia l’a sollicité pour sa RSV4 de WSBK et sa RS-GP de MotoGP du fait de l’absence forcée d’Aleix Espargaró. Un retour d’expérience intéressant…

Il est parfois des décisions qui surprennent chez les constructeurs. Prenez le cas d’Aprilia. La marque de Noale a dans ses rangs un Eugène Laverty mis en Superbike et qui a l’expérience du MotoGP. Pourtant, il n’a jamais été mobilisé lorsqu’Aleix Espargaró était forfait, ce qu’aurait peut-être permis au blason du groupe Piaggio de récolter les quelques points qui l’aurait mis à l’abris du jeune concurrent KTM qui lui a damé le pion au championnat des constructeurs.

L’Irlandais a cependant été invité à travailler sur les deux Aprilia engagées en vitesse moto à Jerez. Une expérience des deux machines, venant des deux mondes, intéressante : « ces cinq jours de tests ont été très importants pour moi. J’en ai fait deux avec la RSV4 et trois sur la RS-GP. Je me suis bien senti sur la machine de MotoGP. Elle a un gros potentiel. J’aimerais poursuivre avec ce projet ». Voilà Scott Redding prévenu !

« Le souci est que j’ai piloté la machine d’Aleix et il est plus rand que moi. On a dû régler la moto car je n’avais pas assez de poids sur l’avant dans les grandes courbes. Mais après les changements effectués, j’avais moins d’adhérence à l’arrière dans les virages serrés. C’était frustrant, mais le potentiel est là. En Superbike, nos problèmes sont exactement à l’inverse. J’ai toujours trop de poids sur l’avant. C’était intéressant à évaluer ».

 Eugène Laverty a fait en tout et pour tout, 360 tours à Jerez… « La grande force de la RS-GP, c’est son freinage. Aleix freine fort, comme moi, si bien qu’après deux ou trois tours j’étais à son niveau dans ce secteur. Je perdais seulement dans les virages rapides. J’aurais pu faire un 1’38, mais j’ai perdu l’arrière un moment et j’ai laissé une belle virgule sur le bitume » …

Quatorzième au classement des temps cumulés, Laverty aurait été à la hauteur de Redding, dixième, s’il avait réussi ce 1’38…

Stay tuned !

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