Raconte-moi ton casque – Casey Stoner : amour du pays, famille et reconnaissance



Philippe Jacquemotte est journaliste au sein des rédactions de RTL-TVI et de Bel RTL depuis plus de vingt ans, ce qui lui a permis d’approcher de près les principaux acteurs de sa passion…les pilotes !

Amené a réalisé de brèves interviews à caler lors des reportages d’avant Grand Prix, il lui est un jour venu l’idée de demander à Jorge Lorenzo de parler du design de son casque…c’était au Grand Prix d’Espagne à Jerez en 2011 ! La machine était lancée ! S’en est suivi un magnifique ouvrage reprenant 120 histoires qui se cachent derrière les casques de nos idoles.

De Marquez à Rossi, de Prost à Senna, de Schwantz à Gardner, de Schumacher à Alonso en passant par de Radiguès, Tambay ou Casey Stoner, Philippe Jacquemotte vous raconte tout.

Après nous être attardé hier sur le casque de Marc Marquez, nous allons nous pencher aujourd’hui sur celui de Casey Stoner.

L’Australien est ce qu’on peut appeler un personnage. Timide et allergique aux médias, il est aussi connu pour son style sans concession sur la moto que pour ses altercations avec Valentino Rossi.

Adulé des uns et détesté des autres, Stoner est aussi le premier, et jusqu’à présent l’unique pilote, à avoir su apporter un titre à Ducati. On pourrait même aller plus loin en estimant qu’il restera le seul à avoir su décrocher les lauriers au guidon des prototypes pensés par Preziosi.

Fidèle à lui-même en toutes circonstances, l’Australien est également un homme reconnaissant qui aura su rester, contre vents et marées, le meilleur ambassadeur de Nolan, le fabriquant italien de casque « au début de ma carrière, je n’avais pas de dessin particulier. Je ne l’avais pas demandé, mais mon premier équipementier a fait faire un casque uniquement pour moi. Quand ils me l’ont donné, j’ai été très touché, ils avaient fait un design avec de l’orange et du bleu et c’est en signe de reconnaissance que j’ai conservé les couleurs, elles me convenaient bien ».

Autre symbole important à ses yeux, sa nationalité, l’Australie, « depuis le début de ma carrière, le style de mon casque est assez similaire, mélange d’art et de symboles australiens. Deux choses qui me tiennent à cœur, raison pour laquelle je n’ai que peu modifié le style de mon casque. »    

Côté réalisation, si Stoner confesse avoir souvent eu de bonnes idées pour ses décorations, il ne cache pas non plus son incapacité à les réaliser à l’inverse de son cousin. « Je n’avais pas le talent pour les concrétiser, à l’inverse de mon cousin tatoueur. »

Cousin qui a d’ailleurs réalisé un des kangourous présents sur son casque, un symbole qui « démontre sa passion pour son pays ».

Un kangourou qu’on retrouve également dans le O de son logo mais aussi sur le sommet de son casque. Toutefois, celui-là, c’est au designer Max77 qu’il le doit. « Il est tout à fait unique et très différent de ce qui se fait ailleurs, avec ce mélange de signes qui forment l’animal. Je portais déjà un kangourou dans le passé, mais moins artistique. »

Et puis, bien entendu, on retrouve également le drapeau australien, sa fierté : « je voulais aussi une présence du drapeau australien puisque tout le monde sait que je suis fier d’être australien. »

Fier de ses origines, reconnaissant envers ses partenaires et proche de sa famille, Casey Stoner a marqué a jamais l’histoire du motocyclisme.

Je me souviens d’ailleurs d’une conversation que j’avais eue avec le regretté Alain Chevallier, à Assen, en 2012. Je lui avais demandé qui l’impressionnait le plus et, avec l’aplomb qu’on lui connaissait, il avait répondu sans détour : « il n’y en a qu’un seul et c’est Stoner ! Il entre dans le nouveau virage comme un qui ne sait pas comment il va en sortir ».

Je me souviens aussi de la tête de mon photographe, Stéphane Meyers, lorsque, la même année, à Valence, il rentrait en salle de presse et venait me supplier de l’accompagner dans le dernier virage en me disant : « Greg, pas le choix, il faut que tu viennes voir ce taré de Stoner ! »

Souvent décrié pour des motifs étrangers à la piste, l’australien était un des très grands du paddock et je ne peux qu’être triste pour ceux qui, aveuglés par une animosité rarement vue jusque-là envers un pilote, n’ont pas su profiter du spectacle que ce monsieur nous a offert tout au long de sa carrière !

Demain, nous vous raconterons une autre histoire, celle de Johann Zarco, mais si vous désirez découvrir toutes les autres, le bouquin « Raconte-moi ton casque » (aux éditions ETAI) se trouve dans toutes les bonnes librairies. Merci Philippe !

Stay tuned !       

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