[Édito] Ne jamais sous-estimer Rossi

797 millièmes : c’est l’écart entre Andrea Dovizioso et Valentino Rossi dimanche, à l’issue du Grand Prix du Qatar 2018. Le Docteur, que peu attendaient à pareil niveau, a une nouvelle fois surpris. Et confirmé qu’il répondrait bien présent cette année.

Valentino Rossi avait-il eu raison de poursuivre sa carrière ? Allait-il être dans le coup en 2018 ? N’était-ce pas déjà l’année de trop ? Une montagne de questions circulait quant au nonuple champion du monde. « Vale ne pense qu’au dixième titre », avait prévenu Uccio cet hiver, mais le doute était tout de même permis.

Ces derniers mois, plusieurs raisons permettaient de penser que Rossi n’allait pas être dans le coup. Depuis sa blessure au tibia-péroné, le 31 août 2017, le Docteur avait obtenu un seul podium en Australie. La saison 2017 s’était terminée sur un échec : une cinquième place au classement du championnat, et l’impuissance face à Andrea Dovizioso et Marc Marquez.

L’hiver 2017-2018 n’avait pas non plus été des plus rassurants. Certes, Rossi réalisait le deuxième meilleur temps des essais du Qatar, mais il avait surtout terminé neuvième en Malaisie puis douzième en Thaïlande. Son coéquipier Maverick Viñales était lui aussi en proie à des difficultés, alors que nous apprenions que Rossi avait « toujours mal » de sa blessure d’août 2017.

Arrivé au Qatar pour ce premier Grand Prix de l’année, Rossi a, là aussi, rencontré des problèmes aux essais. Neuvième à l’issue des trois séances libres, il se qualifiait huitième avec plus de 7 dixièmes de retard sur la pole de Johann Zarco. Le héros de Tavullia allait-il seulement pouvoir rouler dans le peloton de tête ?

Une fois encore, Rossi a donné tort à ses détracteurs. En véritable bête de course, il a su négocier un bon départ puis se hisser rapidement dans le groupe de tête pour ne plus en sortir. Un léger cran au-dessus, Dovizioso et Marquez ont lutté pour la victoire. Derrière, Valentino n’a jamais lâché et a franchi l’arrivée 8 dixièmes après le vainqueur.

Certes, un podium n’est pas une victoire, et le circuit de Losail a toujours vu un pilote Yamaha terminer dans le top-3 depuis 2005. Il n’empêche, Valentino Rossi a encore été bluffant. Bluffant de motivation, de ténacité, de compétivité. Lui qui, à 39 ans, pourrait profiter d’une retraite bien méritée, nous a une nouvelle fois donné tort. Pour le plus grand bonheur du sport.

Stay tuned !

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