Jeremy Burgess, le chef mécanicien de Rossi, met la stratégie de Ducati en pièces !



Lorsque la saison dernière, Jeremy Burgess, le chef mécanicien de Valentino Rossi, s’est absenté pour plusieurs semaines en raison des ennuis de santé de son épouse, on pouvait entendre un peu partout dans le paddock des rumeurs selon lesquels, chez Ducati, on aurait pas été contre le fait qu’il ne revienne pas trop vite.

Certes, ce ne sont que des bruits de couloirs et des rumeurs mais comme on dit souvent, « il n’y a pas de fumée sans feu ! »

L’Australien est un homme entier qui ne pratique pas la langue de bois, à tel point d’ailleurs, qu’il ne s’est jamais privé de dire, publiquement, qu’il pensait que Stoner était plus rapide Rossi.

Alors, quand on lui demande ce qu’il pense de Ducati et de sa stratégie de développement, il reste le même et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on comprend certainement mieux, à la lecture de l’interview accordée à GPOne, pourquoi ses relations avec Borgo Panigale paraissent aussi tendues.

« Cette année, nous avons commencé avec une moto totalement neuve. Le problème est que, depuis la première course, elle n’a pas suffisamment changé. Peut-être qu’il aurait fallu penser à des étapes de développement rapprochées au cours de la saison. Par exemple, un nouveau châssis au Mans, puis au Mugello et ainsi de suite. Des nouveautés importantes que Valentino aurait pu essayer et sur lesquelles il aurait pu donner ses propres indications. En revanche, le cadre, qui a été conçu très rapidement, a peu changé, le week-end nous avons rarement des composants inédits à tester. Pour Rossi, il faudrait plus de nouveautés, différents châssis par exemple, mais aussi d’autres détails moins  importants, de sorte que lorsqu’il entre dans le box et demande: « qu’y a-t-il comme nouveauté ? Je puisse lui dire: une tête de fourche, quatre nouvelles vis … »,  ça servirait à le garder motivé.

Mais le manque de suivi dans le développement n’est pas son seul reproche ! L’Australien s’en prend aussi au test team.

« La décision de demander à Petrucci de mener des tests était bonne et je pense qu’il faudrait deux ou trois pilotes d’essais. Peut-être qu’ils devraient employer un pilote qui a pris sa retraite récemment, comme Bayliss ou Corser, afin d’être en mesure de donner des informations importantes. C’est vrai que les pilotes d’essais ne doivent pas nécessairement réaliser les mêmes  chronos que les pilotes officiels. Regardez ceux de Yamaha, ce sont les ingénieurs qui font la part des choses entre leur feedback et leur vitesse et ils réalisent un excellent travail de dégrossissage des évolutions ».

Burgess ne comprend pas non plus pourquoi Borgo Panigale ne mène ses tests qu’au Mugello et surtout, pourquoi ils sont si peu nombreux !

« Ils devraient aussi aller mener les essais  sur un circuit avec des caractéristiques différentes de celles du Mugello. Misano, par exemple, ça pourrait être un bon choix. Et puis ils devraient se concentrer davantage sur le cadre, c’est une partie extrêmement importante pour la performance et qui réclame beaucoup de temps. On ne peut pas faire avancer le développement pendant les week-ends de course, il faut le faire grâce à des tests. »

Enfin, en ce qui concerne le fait que Rossi se retrouve souvent derrière Hayden lors des essais, qu’ils soient libres ou qualificatifs, l’avis de l’Australien est tout aussi tranché.

« Rossi pense toujours à la course, ça ne l’intéresse pas de trouver la meilleure mise au point pour un seul tour, ce qu’il veut c’est le meilleur set-up pour le rythme de course. Ducati veut des résultats mais ils ne s’obtiennent que le dimanche. Ça n’a aucun sens de s’élancer de la première ligne si vous n’arrivez pas à tenir le rythme pendant toute la course ».

Retrouvez l’interview dans son intégralité, sur GPOne, en cliquant ici 

Stay tuned !

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