Malgré une main douloureuse, Xavier Simeon est prêt à en découdre à Indianapolis



Alors que le Moto2 s’apprête à reprendre ses droits après avoir sauté l’étape de Laguna Seca, Xavier Simeon termine une préparation estivale qui lui aura permis de retrouver son état de forme mais aussi de soigner sa main blessée.

Cette mauvaise chute au Mans aura malheureusement déterminé, depuis Silverstone, la physionomie de sa saison et même s’il remarque quelques améliorations, il ne peut toujours pas affirmer qu’il est entièrement guéri.

Pourtant, puisqu’une opération n’est pas envisageable pendant la saison, le Belge devra serrer les dents tout en essayant de travailler spécifiquement sur l’endurance de sa main.

Comment se sont déroulées tes vacances et quel a été ton programme de travail ?

Je suis parti un mois en Espagne pour m’entraîner dans la chaleur et m’octroyer un peu de détente. J’ai commencé mon entrainement directement après le Mugello car, du fait que je n’étais pas à 100% physiquement, les trois dernier Grands Prix ont été relativement compliqués pour moi.

Le point positif c’est que mon état de forme est de nouveau optimal, je me sens comme lorsque je suis arrivé au Qatar.

Je pense donc qu’il y a moyen de continuer sur la lancée de ces vacances et ainsi retrouver la compétitivité.

Des nouvelles de ta main ?

Elle va un tout petit peu mieux. Mon doigt, en revanche, est toujours plus ou moins dans le même état même s’il a légèrement dégonflé.

J’ai travaillé sur la rééducation tous les jours et une fois que ma main est chaude, je récupère un peu de force et de mobilité. Malheureusement, la récupération est vraiment très longue. Je dois dire que je n’ai jamais mis autant de temps pour me remettre d’une blessure mais bon, avec ces quelques semaines de pause, elle devrait me poser moins de problèmes que lors des trois Grands Prix précédents.

On a l’impression qu’avec cette blessure, tu as surtout dû parer au plus pressé. Quelle sera la solution pour le futur ? Vas-tu devoir envisager une opération ?

Le problème est qu’avec ce genre de fracture, idéalement, nous aurions dû procéder à l’opération dans les quatre semaines de sa survenance. Malheureusement, à l’époque ce n’était pas possible car j’aurais manqué les quatre Grands Prix suivants.

Et si on devait opérer maintenant, il faudrait procéder à une greffe d’os. La récupération serait alors encore beaucoup plus longue. En conséquence, si on doit opérer, on ne pourra le faire qu’après la saison. En attendant, j’ai travaillé l’endurance de la main et je pense qu’elle ne devrait pas me poser trop de problèmes.

Après cette pause bien méritée, tu t’apprêtes donc, comme tes collègues, à reprendre le championnat. Quelles sont tes attentes pour ce déplacement au Brickyard ?

L’objectif est le même que pour tous les rendez-vous précédents : me rapprocher de la tête et me battre pour les positions de devant. Il faut essayer de continuer sur la lancée d’Assen et du Sachsenring et tenter de prendre un maximum de points. J’aime bien Indianapolis, je n’y avais pas trop mal roulé la saison dernière et je pense que le top 10 sera accessible. D’un point de vue personnel, je me sens bien physiquement, je me sens reposé.

Avec l’équipe, nous allons travailler calmement tout le week-end, essayer de progresser pas à pas et ainsi, trouver le bon set-up pour la Mistral.

Justement, parlons un peu de cette Mistral610 ! Au Mugello, Bradley Smith et toi avez reçu des évolutions aérodynamiques, mais l’un comme l’autre, vous les avez détruites, en disposerez-vous encore à Indy ?

Malheureusement, on ne les aura plus pour Indy et on ne les aura même plus du tout pour le reste de la saison car c’étaient les seules à notre disposition et on peut dire que nous les avons bien rectifiées (rires).

En revanche, je sais que pendant cette pause estivale, le team a énormément travaillé sur le carénage actuel, notamment sur son entrée d’air et sa forme générale car au Mugello, nous avions remarqué que le nouveau carénage avait permis une certaine amélioration

Mais bon, je vais surtout éviter de penser à ça et me concentrer sur mon pilotage et la mise au point de la moto en oubliant ce souci de vitesse de pointe car même si c’est un peu handicapant, je dois m’y adapter et penser à tirer le meilleur du matériel à notre disposition.

En entrant dans la seconde moitié de la saison, se pose inévitablement la question concernant ton avenir. Que fera Xavier Simeon en 2013 ?

Jusqu’aujourd’hui, en ce qui concerne 2013, il n’y a encore rien de concret et donc rien de décidé. En réalité, on n’a même pas encore vraiment abordé le sujet mais d’ici quelques semaines, on devrait en savoir un peu plus.

Rester chez Tech3 n’est pas exclu ?

Pourquoi pas ! Il faudra voir l’intérêt des deux parties mais c’est évidemment une équipe que j’aime beaucoup et ce ne serait pas pour me déplaire d’y rester.          

Stay tuned !

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Photo : Lionel Nolette

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