L’espoir d’Hector – l’incompréhension des observateurs



C’est via Twitter, sur son lit d’hôpital qu’hier, Hector Barbera nous a ouvert son cœur après le terrible accident dont il a été victime.

Huit tweets pour résumer le fond de sa pensée, certainement pas pour se plaindre, juste pour nous dire à quel point il espère simplement pouvoir remonter sur sa moto.

« Salut à tous, je suis à l’hôpital, j’espère qu’ils vont me faire la résonnance, à la radio, on a vu trois vertèbres touchées »

« Avec la résonnance, on verra l’ampleur des lésions. J’ai du courage grâce à vous. C’est dur de subir trois fracture en 10 mois ».  

« On peut dire que ce qui ne tue pas rend plus fort. Il faut donc espérer. Je voulais que vous sachiez que je ne me plains pas, en ces temps difficiles ».

« Faire ce que vous aimez, est un plaisir. Faire ce que j’ai choisi de faire est dangereux, ces choses peuvent se produire, c’est un risque.

« Je ferai tout ce que je peux pour continuer à faire ce que j’aime le plus, piloter. J’espère avoir de bonnes nouvelles bientôt. De bonnes nouvelles ».

« J’aime ma moto, j’adore mon sport. Je suis impatient de piloter à nouveau. Les courses sont ce qui me maintient en vie et ce pour quoi je vis. Passion ».

« Il y aura encore de nombreuses chutes…. Beaucoup de victoires (j’espère). De la joie et des larmes ».

« C’est avec émotion dans un moment aussi difficile, que je lis tous ceux qui sont derrière moi et qui m’appuient et qui aiment ce sport. Merci, du fond du cœur ».

Fort heureusement, le docteur Mir se voulait rassurant après les examens médicaux puisque de trois fractures, il n’en reste finalement qu’une seule et que, selon lui, elle est moins grave qu’il avait, il y a quatre ans, au Japon.

Mais au-delà de l’espoir et de la désolation que nous ressentons pour Hector Barbera, il y a également une grande incompréhension vis-à-vis de l’incompétence du personnel du circuit qui est censé sauver la vie des pilotes, en cas de besoin.

L’accident s’est déroulé sous les yeux de Didier de Radiguès qui, choqué, nous écrivait, hier, en rentrant à l’hôtel : « Ils l’ont pris comme sur le cliché que je vous envoie, sous mes yeux, alors qu’il venait de leur faire signe qu’il était touché dans le dos! Incroyable ! ».

Cet incident n’est pas sans rappeler le transport en civière de Marco Simoncelli dont on connaît l’issue tragique.

Nous n’avons pas pour habitude de blâmer le personnel du circuit qui est souvent bénévole mais une réflexion nous vient tout de même à l’esprit. Avec une organisation qui brasse des millions de dollars, on en débourserait bien quelques-uns pour engager des gens compétents ou du moins, pour former les volontaires aux gestes élémentaires! Non ?

Stay tuned !

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