Gresini veut garder Bautista mais n’exclut pas Spies et Redding. Vraiment ?



Si presque toutes les selles du MotoGP ont été distribuées, il reste tout de même encore celle de la RC213V du team Gresini dont on n’a pas énormément de nouvelles.

MotoGP.com a donc demandé à Fausto Gresini ce qu’il en était. Si l’italien n’a pas manqué de rappeler qu’il aimerait continuer à travailler avec Bautista, il n’a pas non plus écarté les pistes menant à Spies et Redding.   

« Nous n’avons pas encore pris de décision pour l’an prochain. Je peux dire que je suis très content d’Álvaro et je ne cache pas le fait que j’aimerais le garder. C’est un pilote que je respecte beaucoup et je pense qu’il a un grand potentiel.

Je n’aime pas ne donner qu’un an à un pilote, c’est trop limitant. Il est difficile de savoir comment le mercato va évoluer mais notre objectif est de poursuivre le projet que nous avons entamé cette année. D’un autre côté, il est important d’avoir des alternatives, c’est la règle du jeu, les pilotes discutent avec d’autres teams et nous devons nous aussi discuter avec d’autres pilotes.

Nous avons parlé avec (Ben) Spies et avec (Scott) Redding, mais aussi avec Álvaro et je pense que c’est l’essentiel. Rien n’est décidé. Nous avons une Honda, c’est une moto importante. Il est difficile de travailler sur notre projet 2013 en ce moment mais nous devrons bientôt faire un choix ».

Nous restons tout de même un peu sceptiques sur la foi à accorder à ces déclarations du team manager italien car il faut bien trouver une raison au fait que Bautista n’ait pas encore signé.

Plusieurs scénarios sont envisageables.

Il faut distinguer deux cas, selon que Bautista dispose ou non d’une offre (intéressante) ailleurs.

Imaginons d’abord que l’Espagnol n’ait pas d’autre offre.

Il est alors tout à fait plausible qu’en fonction des résultats de Bautista (septième, 3 points derrière Bradl), Gresini ne soit pas d’accord de débourser de l’argent pour lui. Dans ce cas, les négociations pourraient traîner parce que Bautista ne serait pas d’accord avec son patron.

Mais, Il se peut aussi que le plan B comme Ben Spies, soit en réalité plus attractif, dans la tête de Fausto Gresini, que le plan A comme Alvaro Bautista, auquel cas, l’Italien n’offrira son stylo à l’Espagnol qu’au cas où l’Américain refuserait de signer.

En revanche, si l’Espagnol dispose réellement d’une autre offre, d’où peut-elle bien venir ?

Il faut dire qu’à part la RC213V San Carlo, il ne reste plus énormément de possibilités. Sauf que peut-être…

Ah mais peut-être, quand on y pense…Comme nous vous l’avons montré hier grâce à l’œil attentif de Lionel Nolette, notre photographe (lire ici), les représentants de Suzuki ont passé deux jours en Tchéquie. Le samedi ils étaient chez Ezpeleta et le dimanche, ils étaient à l’IRTA.

On sait aussi que le constructeur japonais avait offert trois ans de contrat à Crutchlow (lire ici), qui a refusé et enfin, on sait également qu’il a pris la température du côté de Ben Spies.

La question est dès lors de savoir si Hamamatsu n’a pas également fait une offre à Bautista. Et pour l’Espagnol, il y aurait de quoi trouver cette proposition alléchante puisque non seulement il bénéficierait d’un contrat de trois ans mais du même coup, il redeviendrait aussi pilote factory !

Dans ce cas-ci, c’est Bautista qui tergiverserait en attendant la réponse de Suzuki …réponse qui pourrait d’ailleurs très bien être subordonnée à celle de…Ben Spies.    

Alors oui d’accord, il y a beaucoup de si et c’est vrai, c’est peut-être un peu tiré par les cheveux mais, si les deux parties avaient une réelle volonté de travailler ensemble, en 2013, vu le nombre de prototypes sur la grille, il y a bien longtemps qu’il aurait dû être signé ce contrat, non ?!

Stay tuned !

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