Louis Rossi : « Tech3, c’est un rêve d’ado mais j’ai d’abord une saison à terminer »



Hier, nous apprenions officiellement, via un communiqué de Tech3, que Louis Rossi allait devenir le second français, après Mike Di Meglio, à rouler sur la Moto2 de l’écurie de Bormes-les-Mimosas.

Grande nouvelle donc pour ce jeune pilote qui a enthousiasmé toute la France lors de sa victoire au Mans mais pas uniquement.

En effet, le businessman, comme on le surnomme parfois, a également été capable d’aligner des résultats convaincants et après une période difficile de relever la tête en Aragon.

Lousi Rossi nous a charmés tout au long de la saison par sa capacité à se concentrer et donner le meilleur de lui-même tout en restant un pilote amusant, simple, accessible et avec les pieds sur terre.

Il va donc maintenant relever un tout nouveau défi, celui du Moto2 et qui plus est, dans une structure française. Pour l’aider dans sa mission, il pourra de nouveau compter sur Laurent Fellon mais aussi sur l’expérience de cette écurie au long et prestigieux passé en championnat du monde.

GPi : Lousi, comment se sont déroulés les contacts avec Tech3 et Hervé Poncharal ?    

Louis Rossi : Finalement ça a été plutôt assez simple. On a commencé à discuter à Silverstone et on avait l’un et l’autre envie de travailler ensemble, ce qui a facilité nos discussions. Hervé Poncharal est quelqu’un que j’apprécie énormément et que je respecte profondément de par son parcours, de par ses qualités humaines et de par sa façon de gérer son équipe.

Après, avoir la possibilité de travailler avec des personnes comme lui ou Guy Coulon, c’est une chose formidable et c’est un rêve d’ado qui se réalise.

J’aurai bientôt cette chance là et je voudrais avant tout remercier mes partenaires, ma famille, mes amis et tous les gens qui ont cru en moi et qui m’ont porté jusque-là.

Ceci dit, comme je l’ai écrit dans mon communiqué de presse, arriver chez Tech3 en Moto2, ce n’est pas la fin de la route, l’apothéose d’un parcours, c’est un virage important à négocier qu’il va falloir préparer convenablement.

GPi : Tu vas donc découvrir une toute autre machine qui pèse 65 kilos de plus et développe 65 chevaux supplémentaires par rapport à ta machine actuelle. As-tu quelques appréhensions face à cette découverte ?  

L.R. : Non pas la moindre car si on se pose ce genre de questions, on peut tout arrêter et rentrer chez soi. La question qu’on se pose est plutôt de savoir comment nous pourrons mettre un maximum de choses autour de moi pour arriver à être performant le plus rapidement possible. Donc, il s’agira d’avoir une bonne compréhension au sein de l’équipe, de pouvoir s’entraîner correctement sur la moto, d’être bien préparé physiquement et mentalement…ce sont ces choses qui vont être importantes à mes yeux mais également à ceux de Laurent, de Hervé et de Guy.

GPi : Quels seront les objectifs de cette aventure ?

L.R. : Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, je rentre dans une nouvelle équipe, c’est un fait, ce qui veut dire qu’on va avoir de nouveaux projets, un nouveau plan de travail puisque c’est comme ça que je fonctionne et Hervé aussi mais malgré tout, j’ai encore une saison à finir et c’est encore trop tôt pour dire qu’on va vouloir réaliser des tops 10, même si on en a déjà une petite idée. Encore une fois, l’annonce officielle c’est une chose mais on reste dans le présent et le présent c’est une saison Moto3 à finir.

En ce qui concerne les résultats, il est bien évident qu’on ne va pas nécessairement aller chercher des podiums dès la première saison, ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on me demande – même si tout le monde espère que je réussisse une première année à l’image de celle de Marc Marquez, avec les chutes en moins – car ça reste quelque chose de très difficile à atteindre. Il faut laisser le temps au temps.

GPi : Il te reste quatre Grands Prix à disputer en Moto3, qu’attends-tu de cette fin de saison ? Retrouver les podiums ?

L.R. : Tout à fait car on a bien repris confiance après Aragon et on part l’esprit libéré pour la tournée outre-mer. Je vais me battre pour aller chercher des tops cinq et des podiums si j’en suis capable, ce dont je ne doute pas puisque l’équipe est toujours bien, la moto aussi et moi, de mon côté, je suis reparti comme en 40.

De notre côté, nous ne pouvons qu’espérer que cette collaboration sera des plus fructueuses et qu’elle donnera, à la France, une victoire 100% tricolore, homme, machine, écurie !

Stay tuned !

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Photo : Lionel Nolette       

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