Jeremy Burgess : « j’emporterai l’échec Ducati dans la tombe »



Après deux saisons passées dans le garage des rouges de Bologne, Jeremy Burgess et son équipe ont décidé de revenir, avec Valentino Rossi, chez Yamaha.

Sans pour autant désapprouver le choix de son « patron », l’Australien ne se fait pourtant pas une joie de revenir chez son ancien employeur.

Lui qui était persuadé qu’ils pourraient solutionner les problèmes de la Desmosedici en 80 secondes, estime tout d’abord que son équipe aurait pu faire mieux.

« Je sens que nous aurions pu faire mieux que ce que nous avons fait et c’est quelque chose que je vais emporter avec moi dans la tombe parce qu’en deux ans, nous n’avons pas atteint les objectifs que nous nous étions fixés pour nous-mêmes.

Nous n’avons pas gagné une course, nous n’avons pas gagné de championnat et nous n’avons pas été en mesure d’assurer, à Ducati, les services de Valentino pour l’avenir. C’étaient les principaux objectifs. Nous avons obtenu quelques podiums, mais trois en 35 courses, ce n’est certainement pas ce que nous espérions. L’aventure a été décevante ».

L’homme est également déçu parce qu’il se montre convaincu qu’avec l’arrivée d’Audi et la pression qui va s’alourdir sur les épaules du constructeur Italien, les choses peuvent changer du côté du garage de Borgo Panigale.

« Je pense qu’avec l’arrivée d’Audi, il pourrait y avoir une autre façon de voir ce qui doit être réalisé et ce qu’ils veulent réaliser.

Le plus décevant c’est que Valentino n’a pas réussi à y voir des motifs suffisants pour demeurer une année de plus. Je comprends son point de vue, il veut être compétitif mais nous n’avons pas atteint nos objectifs. Je pense vraiment que la pression aurait été sur les épaules de Ducati s’il y avait eu une troisième année ».

Et puis, il sait également que l’arrivée de toute l’équipe 46 a poussé celle du numéro 11 (Ben Spies) à la porte et c’est tout sauf réjouissant dans la conjoncture actuelle.

« Ben est parti et, en ce qui me concerne, son chef mécano aussi. Mais il y avait d’autres personnes, dans son équipe, qui étaient de bons mécaniciens et qui ont été poussés dehors. Ce sont des gars qui ont des emprunts à rembourser, qui ont des familles à nourrir et qui maintenant, sont à la recherche d’un emploi ».  

Stay tuned !

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Photo : Lionel Nolette

Source : MCN

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