Lucchinelli « Si Rossi avait piloté la Ducati par choix, les choses auraient été différentes »



Marco Lucchinelli, champion du monde 500cc en 1981 au guidon d’une Suzuki, est, comme de nombreux anciens pilotes, un observateur attentif du championnat du monde MotoGP.

Rarement tendre avec Valentino Rossi, il fallait se douter qu’il ne le serait pas au moment de tirer le bilan des deux saisons passées par son compatriote, chez Ducati.

Panorama.it lui a demandé sur qui il fallait mettre la responsabilité de l’échec de cette union. Il en ressort une déclaration ambigüe où l’Italien évoque la faute partagée mais dans laquelle il n’isole que les erreurs de Rossi.

« Honnêtement, je ne sais pas qui blâmer et je ne veux pas y penser. Ce qui est certain, c’est que la Ducati a été confiée à Valentino après trois victoires recueillies par Stoner, en 2010. Tout ça pour dire que ce n’était pas une moto quelconque, on pouvait la piloter. Il est aussi évident que Valentino ne s’est pas trouvé dessus. Mais la faute n’est pas seulement celle des techniciens de Borgo Panigale. Ils auront certainement essayé de résoudre les problèmes qui ne permettaient pas à Rossi de rouler vite, mais de là à leur mettre toutes les responsabilités sur le dos, il y a un pas. Aussi parce qu’ils auront suivi les indications du pilote, mais qui n’ont pas été suffisantes pour combler l’écart avec Honda et Yamaha.

Si Valentino savait où était le problème, pourquoi n’a-t-il pas pu le résoudre? Si chez Ducati, on a choisi de prendre Rossi c’est parce qu’on croyait très bien réussir avec lui. Je dis que dans ce genre de cas, la faute est partagée. Sans être méchant, parce que la vérité n’est jamais blanche ou noire, je pense que si Valentino avait piloté cette moto par choix et non par nécessité – pour quitter Yamaha et Lorenzo – les choses auraient été différentes. J’en suis convaincu ».

Singularité dans cette analyse, Lucchinelli évoque le fait que Borgo Panigale aurait suivi les indications de Rossi mais qu’elles n’aient pas été suffisantes. C’est donc une interprétation de la situation complètement différente de celle communément admise qui veut que Ducati ait choisi de ne pas suivre les indications de son pilote.

Les langues devraient certainement se délier après le premier janvier, date à laquelle le contrat liant les deux parties prendra fin. Cependant, sans vouloir jouer l’avocat du Diable, quant à parler de faute partagée, Lucchinelli aurait certainement pu ne pas oublier d’émettre quelques reproches à l’adresse de Ducati.

Stay tuned !   

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