Ben Spies : « les pilotes doivent se rappeler qu'ils ne sont pas des ingénieurs »



En terminant dixième du championnat, à 268 points de Jorge Lorenzo, son équipier chez Yamaha, on peut affirmer, sans trahir la vérité, qu’en 2012, Ben Spies a vécu une saison catastrophique.  

Malgré ses mauvais résultats, le Texan a retrouvé de l’emploi chez Ducati, en tant que pilote officiel, mais versé dans la structure Pramac, ce qui n’a d’ailleurs pas manqué de provoquer un peu d’amertume chez Hector Barbera (lire ici).

Dans un magnifique article de Cycle World, que nous vous conseillons d’aller lire dans son entièreté sans plus tarder, Ben Spies est revenu sur les difficultés qu’il a rencontré tout au long de la saison ainsi que sur son choix de quitter Iwata.

Et à la base de cette décision se trouve, comme souvent, une perte de confiance et de respect vis-à-vis de ses employeurs.

« J’ai eu une intoxication alimentaire au Mugello. Une mauvaise intoxication alimentaire. Je n’aurais même pas dû commencer la course.

Yamaha est resté en Italie et a testé le lendemain, mais je n’ai pas roulé. Je ne pouvais pas rouler. Je ne pouvais pas bouger. Je ne pouvais rien faire. Un employé haut placé chez Yamaha m’a dit: «Nous avons investi beaucoup d’argent pour toi. Ne viens pas à Laguna Seca si tu n’es pas à 100%. « 

Puis, il a ajouté: « Nous avons perdu confiance en toi. »

C’est à ce moment, plus ou moins à la moitié de la saison, juste avant les deux manches aux États-Unis, que j’ai décidé que je ne roulerais plus pour Yamaha, en 2013. J’ai beaucoup de bons amis chez Yamaha, mais quand on vous parle  comme ça, vous perdez votre respect pour eux ».

Ben Spies, qui n’a pas pu disputer les premiers tests avec Pramac, que ce soit à Valence ou à Jerez, en raison d’une blessure à l’épaule, découvrira sa machine à Sepang.

L’Américain, qui emmènera dans ses bagages son ingénieur, Tom Houseworth, sait que le package Ducati n’est actuellement pas au top de sa forme mais il se montre optimiste sans pour autant oublier d’envoyer une petit pique du côté de Tavullia.    

« Chez Ducati, ils vont faire du mieux qu’ils peuvent. Ils savent ce qu’ils font. Ces deux dernières années, ils ont été dirigés dans une direction qui n’était peut-être pas la meilleure pour eux. Je pense qu’Audi va faire beaucoup pour Ducati, mais ça ne va pas arriver du jour au lendemain.

Je pense que les pilotes doivent se rappeler qu’ils ne sont pas des ingénieurs. Ils ont besoin de piloter la moto aussi fort que possible, faire des commentaires et laisser les ingénieurs les solutionner. Je suis heureux de ma décision ».

Stay tuned !

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Photo : Lionel Nolette

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