Valentino Rossi et Jeremy Burgess aimeraient pouvoir confronter plusieurs versions de la GP12



Depuis les premiers tests de la saison, à Sepang, Valentino Rossi se plaint d’un manque de feeling vis-à-vis de son train avant, mais, blessé il ne pouvait pas garantir que ce problème ne venait pas de lui-même.

Six mois après, en dépit d’une amélioration des performances de la GP11.1 à Brno, le sentiment reste le même. Alors pour y remédier, la presse a mis dans la bouche de Rossi la volonté qu’on revienne vers une solution traditionnelle avec un châssis monocoque en aluminium.

Mais, même si c’est un peu jouer sur les mots, Rossi n’a jamais dit texto qu’il voulait un retour à une méthode traditionnelle de conception de sa moto. Il parle de quelque chose de différent mais laisse le soin à l’ingénieur et père des motos de Grand Prix de Borgo Panigale, Filippo Preziosi, d’apporter les précisions qu’il jugerait utiles.

Car Rossi le sait, lorsqu’on touche au concept même de la Ducati, on marche sur des œufs. Il faut faire attention à ne froisser personne en ce compris les tifosis de la marque pour qui le choix de prendre Rossi et, vu le salaire du Doctor, de « sacrifier » l’écurie de Superbike (entre guillemets parce que la Ducati soi-disant privée d’Althea est en tête du championnat du monde Superbike), n’a pas toujours été bien perçu. Alors en conséquence, on aboutit à des discours où tout est dit mais à la condition de savoir lire entre les lignes.

Valentino Rossi : « On parle beaucoup pour essayer d’améliorer cette moto et je sais que chez Ducati, ils y travaillent énormément, mais je ne sais pas exactement si c’est sur un châssis en aluminium ou une autre solution et surtout je ne sais pas pour quand. Pour moi, une façon intelligente de procéder serait de travailler avec deux idées différentes. Vous pouvez essayer de faire quelques petites différences pour améliorer la performance mais pour moi ce serait bien pour Ducati s’ils se concentraient sur quelque chose de différent, peut-être pour le futur. »

Et c’est pareil pour Jeremy Burgess, lui aussi doit contenir ses paroles et ce d’autant qu’en début de saison, il avait déclaré que 8 secondes lui suffiraient pour comprendre la GP11 : « Ce serait bon d’avoir quelques projets parallèles afin de nous permettre de juger. C’est évidemment très facile de dire qu’il devrait y avoir quelque chose de plus conventionnel sur la GP 12. Mais toutes les entreprises ne font pas de la course pour faire ce que d’autres sociétés font, et ce sont des décisions qui sont prises à un niveau beaucoup plus élevé que celui où je me trouve dans le groupe Ducati. En tant que groupe, si nous sommes sérieux dans notre course, quelque chose doit certainement changer et nous avons besoin de plusieurs versions de ce que nous avons pour aller plus loin sur la piste. Nous avons besoin de plusieurs versions côte à côte et de plus de tests et ensuite nous verrons où nous en sommes. Idéalement, dans une entreprise avec d’énormes ressources, vous pourriez lancer deux projets en parallèle ou dans certaines entreprises, trois ou quatre en fonction de la main-d’œuvre que vous avez. C’est ce qui détermine combien vous pouvez en faire et combien de différentes vous pouvez faire. »

Et du côté de Filippo Preziosi, si l’aluminium n’est pas impossible à envisager, on voit qu’il n’est pas son sujet de préoccupation majeur : «Nous avons un esprit ouvert. Nous sommes prêts à utiliser ce que nous pensons être le meilleur. Nous explorons différentes solutions et je ne pense pas que le matériel est le point clé, mais à coup sûr les formes, la rigidité et la distribution de la rigidité à la longueur sont des choses que nous voulons explorer pour approfondir nos connaissances. Chaque fois que vous faites quelque chose de nouveau sur la piste, vous devez le comparer avec la solution existante, ce n’est rien de spécial, c’est ce que nous avions fait avec le châssis monocoque lors des tests de Barcelone où nous avions demandé à Casey (Stoner) de comparer »

Bonne chance à tous pour décoder le message et comprendre comment sera faite la Desmosedici en 2012. Quand on connaît le salaire de Rossi et les attentes, en retour de Ducati, on se dit tout de même que la moto aurait tout avantage à s’adapter au pilotage de l’Italien…Stay tuned !

 

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