Xavier Simeon, le pilote SAG-Zelos, lève le voile sur sa préparation hivernale



Vendredi, Xavier Simeon, le nouveau pilote SAG-Zelos, était au salon de l’automobile de Bruxelles, pour détailler son programme devant ses supporteurs.

Nous en avons profité pour lui poser quelques questions et évoquer avec lui sa préparation hivernale.

Avec l’arrivée de Zelos, c’est tout son encadrement qui s’est vu professionnalisé. C’est ainsi qu’il a reçu l’opportunité de bénéficier des services d’Eric Lambert, le préparateur physique des Spirous de Charleroi, la meilleure équipe belge de Basket Ball.

Mais puisque nous l’avions sous la main, nous en avons également profité pour parler de deux sujets abordés la semaine dernière sur GP-Inside : le Challenge Yamaha R125 ainsi que la participation de Charly Eberhard à la ‘European Junior Cup’.     

On se doute qu’après une saison aussi longue, l’organisme a besoin de repos. T’es-tu accordé un peu de vacances ?

Non, on ne peut pas appeler ça des vacances, je me suis reposé un petit peu après le Grand Prix de Valence mais ça fait déjà plus d’un mois que j’ai repris l’entraînement de manière intensive avec Eric Lambert, mon nouveau préparateur physique.

Tout se passe vraiment très bien et puis, avec les températures qui, jusqu’ici, ont été clémentes, on peut s’entraîner dehors dans de bonnes conditions.

Eric Lambert n’est pas n’importe qui puisqu’en plus d’être le digne élève du regretté Guy Namurois, il est aussi le préparateur physique des Spirous de Charleroi, la meilleure équipe de Basket Ball de Belgique. Comment se passent tes entraînements ?

Les trois quarts du temps, je m’entraîne avec l’équipe de Basket et je dois avouer qu’en plus d’être plaisant, ça me procure une motivation supplémentaire.

C’est nouveau, pour moi, de m’entraîner avec d’autres sportifs et au final, je me demande pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt (rires).

Et sur quoi porte le gros de ton travail ?    

Pour l’instant, on fait un peu de tout. Le travail en lui-même n’est pas spécialement différent de ce que je faisais avant mais en revanche, tout est plus méthodique, plus étudié, plus structuré.

Par contre, je ne vais pas lever le voile sur mon entraînement, je ne vous dirai donc pas tout… (rires) !

J’ai l’énorme de chance de pouvoir travailler avec un des meilleurs entraineurs physique de Belgique et ce que je peux dire, c’est que sur l’espace d’un mois, j’ai appris plus qu’en quatre ans.

Et ta relation avec ton nouveau coach ?

Elle est excellente ! Eric est une personne qui, au premier abord, peut sembler froide mais qui, au final, vous explique son travail avec énormément de plaisir et de passion.

Il est extrêmement attentif au travail que je produis. C’est un grand professionnel.

Et tu roules encore un peu à moto ?

Je n’ai plus roulé depuis mes derniers essais sur la Kalex mais vendredi,  nous partons avec Loris Cresson et Charly Eberhard, chez Nico Terol, pour trois ou quatre jours de Dirt Track.

Après ça, mais ce n’est pas encore certain à 100%, je devrais participer, fin janvier ou au tout début de février, à des essais Kalex où tous les pilotes de la marque seront conviés.

Ces essais devraient se dérouler sur le circuit d’Almeria mais, à l’heure actuelle, il n’y a encore rien de définitif.

Tu me parlais, à l’instant, de Charly Eberhard. Sur GP-Inside, nous l’avons découvert la semaine dernière (lire ici). Peux-tu nous en dire un peu plus sur lui ?

Charly a débuté par le championnat mini-moto ‘2Race’ de Katrien Degroof, où j’ai moi-même débuté et il a très vite brûlé les étapes puisque la saison dernière, il passait directement à la 600 Supersport en Belgique.

L’étape n’est pas du tout évidente et il s’en est très bien sorti. Il a constamment progressé et c’est extrêmement important.

Evidemment, comme on le sait, la Belgique n’est pas la meilleure filière pour accéder au niveau international. C’est pourquoi Bertrand Florquin, son beau-père, m’a demandé vers quel championnat international il pouvait se diriger sans que, pour autant, ça ne lui coûte une fortune et je lui alors recommandé la ‘European Junior Cup’.

C’est un bon tremplin car les « team managers » sont attentifs à cette compétition. S’il arrive à s’y mettre en valeur, ça peut lui ouvrir des portes.

Le saut est énorme ?

Oui, ça c’est évident. La différence de niveau entre le championnat belge et la ‘European Junior Cup’ est conséquent. C’est pour ça que l’objectif initial doit juste être de prendre des points et puis, parfois, on est surpris par son propre niveau. C’est en tout cas tout ce que je lui souhaite.

Il sera avec nous, chez Nico Terol, et quand nous sommes là-bas, il n’y a pas de cadeau, on roule pour gagner et je pense que si Charly adopte cette mentalité, il n’y a pas de raison qu’il ne brille pas à ce niveau de compétition.

La semaine dernière, nous avons également évoqué l’arrivée du Challenge Yamaha R125, en Belgique, sous l’égide de 2Race (lire ici). A la base de cette idée, on retrouve Fabio Scerbo et Michel Nickmans. C’est une bonne chose pour la filière belge ?      

J’espère d’abord que ça ne prendra pas la même tournure que l’an dernier où ils avaient dû annuler au dernier moment parce qu’ils n’avaient pas assez d’inscrits.

Ils ont bien fait de confier ça à Katrien Degroof de ‘2Race’ car c’est une des seules personnes, en Belgique, qui essaye de promouvoir les jeunes et je sais aussi qu’on a souvent tenté de lui mettre des bâtons dans les roues.

Personnellement, c’est à elle que je dois d’être là où j’en suis car c’est elle qui m’a conduit vers le championnat Pocket Bike d’Italie et puis d’Espagne.

Je suis donc très heureux que ‘2Race’ ait pu reprendre ce championnat car ces petites 125 sont un moyen idéal pour avancer et apprendre.

J’espère vraiment qu’en fin de saison, nous pourrons célébrer le grand succès de la formule.

Stay tuned !

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Photo : Lionel Nolette  

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