Alexis Masbou : « Je sais où je vais et je suis de nouveau concentré à 100% sur mes objectifs ».



Samedi, après plusieurs semaines d’incertitude, Alexis Masbou a enfin pu annoncer la signature de son contrat avec la structure CBC Corse – Ongetta Rivacold, en Moto3.

C’est donc un véritable soulagement pour ce pilote qui, en 2012, avait pu nous enthousiasmer non seulement par son podium au Grand Prix d’Allemagne, mais plus largement, par l’ensemble de sa saison jusqu’à cette maudite blessure lors d’essais privés (lire ici).

Blessé et sans guidon, le doute avait fini par envahir le Français mais avec cet engagement, sur une FTR – Honda, c’est un Alexis Masbou enthousiaste – et le mot est faible – que nous avons interviewé cet après-midi.  

GPi : Alexis, comment as-tu vécu cette période stressante de la recherche d’un guidon ?   

C’est clair que je n’ai pas gardé confiance tout l’hiver ! Il y a eu des moments où l’espoir faisait place aux doutes.

Toutefois, il y a toujours eu une possibilité de rouler mais après, il fallait trouver des financements. A un certain moment, c’est vrai que j’ai pensé que je ne réussirais pas à trouver tout cet argent.

Mais finalement et heureusement, j’ai pu dénicher quelques partenaires supplémentaires. Même s’il m’en manque encore, j’ai pu prendre la décision de m’engager avec le team.

GPi : donc, il te manque quelques sponsors mais ta place sur la grille est garantie…

Exactement. On a convenu de tout avec l’équipe et il nous reste maintenant trois mois pour démarcher d’autres partenaires. Mais j’ai confiance, j’ai encore quelques contacts et j’espère rapidement finaliser ces opérations et boucler le budget.

GPi : et au niveau de ta blessure, où en es-tu ?

La blessure va mieux même si, en ce moment, je galère un petit peu parce que ça progresse moins vite et que je ressens encore des douleurs à la jambe.

J’ai vu le chirurgien la semaine dernière et il m’a conseillé de procéder à une opération afin de retirer des vis sur le clou fémoral qu’on a placé. Il pense que c’est de là que provient toute l’inflammation.

GPi : elle perturbe ta préparation ?

Oui car je boite énormément et par exemple, je n’ai pas encore pu reprendre le footing. Tout ce qui demande un appui important sur la jambe, je dois l’éviter. Par contre, je commence à bosser correctement sur tout ce qui ne met pas trop fortement le fémur à contribution.

Ce ne sera pas la meilleure préparation de ma carrière mais l’important, c’est d’être à 100% physiquement en début de saison, après, ce qui est musculaire, je le récupèrerai en cours d’exercice. Ce n’est pas ça qui m’empêchera d’aller vite sur une moto.

GPi : tu seras prêt pour les premiers tests de Valence (du 12 au 14 février)?   

Je n’en sais encore rien parce que j’attends des nouvelles de l’hôpital d’Italie. L’opération n’a pas encore été fixée. J’aimerais, bien entendu, qu’elle le soit rapidement pour pouvoir continuer ma préparation le plus sereinement possible. A mon avis, elle aura lieu, au plus tard, après les premiers tests de Valence et de Jerez.

GPi : la moto sera donc une FTR – Honda. Une bonne nouvelle !

C’est clair que c’est la moto qui, début 2012, était la plus performante avec le moteur Honda. Je suis donc, à priori, très content mais après, je ne connais pas la moto et en conséquence, c’est assez difficile de se forger un avis.

Quoi qu’il arrive, la FTR est un bon choix mais il faudra voir si KTM a progressé et si Honda a réussi à redresser la barre par rapport à la fin de saison dernière mais ça, on ne le saura qu’à partir de la première épreuve.

GPi : et tu as déjà parlé des objectifs avec le team ? 

Les objectifs, on en parle depuis Valence et depuis ce jour, notre plan est de jouer devant. Ils ont pris deux jeunes pilotes (Isaac Viñales et Matteo Ferrari) et moi, je suis plutôt là pour amener les résultats. Leur objectif, en m’engageant, est d’avoir un pilote qui se montre aux avant-postes pour valoriser le travail de l’équipe.

GPi : top 5 ?  

Oui l’objectif serait d’être dans les 5 premiers au championnat mais d’abord, ce sera de jouer les podiums, voire les victoires, le plus rapidement possible.

GPi : sur une échelle de 1 à 10, ton impatience de retrouver la moto (rires) ?

De suite… maintenant (rires). Mais malgré cette envie, entretemps, il me reste beaucoup de choses à réaliser, sur ma préparation, sur les partenaires…du coup, je pense que les premiers essais vont arriver très rapidement. La signature de ce contrat m’a d’ailleurs mis un bon coup de motivation supplémentaire. Je sais où je vais et je suis de nouveau concentré à 100% sur mes objectifs.

Stay tuned !

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