Dominique Aegerter a faim du top cinq



En 2011, comme en 2012, Dominique Aegerter a terminé le championnat à la huitième place du classement général, mais avec 16 points en plus.

Après un début de saison compliqué – dix-huitième au Qatar, douzième au Portugal, quinzième en France – le Suisse faisait de la régularité son atout principal avec onze arrivées sur treize dans le top dix.

Le pilote Technomag CarXpert semble avoir franchi un cap et ce pas en avant, il voudrait le matérialiser, en 2013, en terminant le plus souvent possible dans le top cinq.

Nous l’avons rencontré afin de dresser le bilan de ses premiers tests officiels mais aussi de ses attentes pour une saison qui pourrait bien être celle de la révélation.  

GPi : Dominique, après deux tests IRTA, quel est ton sentiment général ?

Je me sens bien mieux que la saison dernière à pareille époque puisque j’étais blessé. Je me sens mieux et je suis aussi plus rapide.

Pour l’instant, je suis dixième au classement général du dernier test et c’est donc la même position qu’en fin de saison dernière. Disons que c’est un bon point de départ.

GPi : En ce moment, tu roules sur la version 2013 de la Suter ?

Oui mais ça n’a pas beaucoup d’incidence pour moi car à la fin de la saison dernière et lors de nos tests privés, j’étais déjà sur cette moto. Depuis, il y a tout de même eu quelques modifications.

GPi : Et ces modifications apportent un plus ?

Oui certainement. Nous avons un peu amélioré la performance et puis surtout, ces modifications ont apporté un petit plus au niveau du grip arrière, ce qui nous a posé pas mal de soucis la saison dernière. C’est donc un bon pas en avant pour nous.

GPi : Vous avez aussi tourné au Paul Ricard qui est près des ateliers de Technomag CarXpert. Un plus pour l’équipe ?  En effet, l’équipe est maintenant à un jet de pierre du Paul Ricard et nous y avons déjà roulé deux fois. Malheureusement, le temps n’était pas idéal car il faisait assez froid mais ce circuit est vraiment parfait pour les tests que nous voulions mener. Et puis, pour moi personnellement, ce n’est pas très loin de la Suisse et c’est une réelle et belle opportunité de pouvoir disposer de cet outil sans devoir faire de longs déplacements. Nous y rouleront d’ailleurs encore deux fois cet été.

GPi : Tu as roulé sous la pluie à Jerez et quand on voit le déroulement de la saison dernière, on se dit qu’avoir un bon feeling dans ces conditions est de plus en plus important. Quel a été ton ressenti ?

C‘est un fait qu’à l’heure actuelle, il faut être rapide sur piste humide. La saison dernière nous avons vécu deux Grands Prix ainsi qu’un nombre incalculable de sessions sous la pluie. Le premier jour, à Jerez, j’ai rencontré quelques difficultés parce qu’il a fallu retrouver le bon feeling et s’habituer un peu à ces conditions car ça faisait six ou sept mois que nous n’avions plus roulé sous la pluie.

Ensuite, notre rythme n’était pas mauvais et je pense qu’en 2013, nous pourrons être bons dans cet exercice pas toujours évident.

GPi : Quel sera ton objectif pour cette saison ?

Mon objectif est de terminer chaque Grand Prix dans le top5 et bien entendu, j’aimerais terminer autant de fois que possible sur le podium. Et puis, bien entendu, je veux m’appliquer pour réussir de bonnes qualifications car dans cette catégorie, c’est la clé pour disputer de bonnes courses.

GPi : Tu ambitionnes d’être le meilleur pilote Suter ?

Oui c’est clair car les évolutions apportées à la moto pendant la saison vont en priorité au pilote le plus rapide de la marque. Mes adversaires seront toutefois coriaces avec Terol, Torres, Johann Zarco et Thomas Lüthi une fois qu’il reviendra. 

GPi : un petit mot à propos de ton équipe 100% suisse…

L’équipe est vraiment géniale. Je travaille avec les mêmes personnes depuis deux ou trois ans et je me sens bien dans cet environnement. Mon équipe effectue un boulot extraordinaire.

Les sponsors sont Suisses, le team manager est Suisse, le châssis est Suisse, les pilotes sont Suisses…c’est un peu une dream team made in Switzerland et je m’y sens vraiment bien.

GPi : Pour terminer, un petit mot sur ton équipier Randy Krummenacher…   

Au début, très sincèrement, je pensais que ce serait un peu compliqué parce que je n’avais jamais travaillé avec lui d’aussi près mais maintenant que nous avons effectué les premiers tests, nous sommes devenus bons amis. On se comprend bien et je pense que nous allons vivre une grande saison ensemble.      

Stay tuned !

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