Marc VDS Moto2 Racing Team : passé, présent et Moto1 [Interview]



A quelques jours de la reprise des essais officiels sur le circuit de Valence (du 10 au 12 février 2011), il était temps de prendre la température au sein du Marc VDS Moto2 Racing Team. Nous avons donc rencontré Michael Bartholémy, le team manager de la structure belge, pour évoquer avec lui les résultats 2010, les attentes et exigences pour 2011, sans oublier, bien entendu, de récolter ses premières impressions concernant le développement de la Moto1 qui pourrait être alignée, dès 2012, en catégorie reine.

Pouvez-vous nous expliquer comment est née cette idée de créer un team Moto2 avec Marc Van Der Straeten?

La création du Marc VDS est née de la collaboration entre Marc van der Straeten et Didier de Radiguès, qui était en relation avec le second cité depuis l’époque où il roulait en compétition automobile. Quelques mois avant l’officialisation de la naissance du team, Didier m’a approché en m’assurant que quelqu’un en Belgique allait se lancer dans le championnat du monde moto. C’est finalement le 19 octobre 2009 que j’ai eu ma première entrevue avec le fondateur du groupe portant son propre nom, pour me voir proposer le poste de team manager que j’occupe toujours actuellement. Après quelques jours de réflexion, j’ai accepté le travail, car il a réussi à me communiquer l’ambition et la passion qu’il met dans tous ses projets. J’étais alors déjà convaincu par la viabilité du projet et par nos chances de briller au plus haut niveau.

Ensuite tout a été très vite, on a visité la Dorna pour demander deux places sur la grille 2010, une fois nos places assurées, nous avons été suivre quelques essais de différentes motos pour décider avec quel manufacturier de cadres nous allions travailler, on a ensuite commencé à chercher ingénieurs et mécaniciens, à acheter des camions, et en janvier on signait avec Suter Racing Technology (SRT) pour finalement arriver à faire tourner nos machines aux premiers tests officiels moto2 en février 2010.

Bien que bâti un peu dans la précipitation et dans l’urgence, vous avez tout de même réussi le pari de vous placer comme un des top team de la catégorie. Alors, quel bilan tirez-vous de cette saison? Parlons tout d’abord du team.

Au final, le team a très bien fonctionné pour une première année au plus haut niveau. Nous ne partions pas sans ambition, parce que l’esprit du groupe VDS est toujours de progresser et de gagner, mais nous partions dans l’inconnu avec une grosse marge de retard par rapport aux autres structures de la catégorie, dont certaines tournaient déjà en test depuis le mois de juin – juillet. De plus nous avons aussi dû apprendre à connaître nos pilotes car personne ici n’avait jamais travaillé avec Redding ou avec Faubel.

Cependant, dès les derniers tests officiels à Jerez, j’étais intimement convaincu que nous pouvions réaliser de belles choses. Après un mauvais début au Qatar, où nous n’avons jamais pu réaliser des temps à la hauteur de nos espérances, nos pilotes ont connu quelques difficultés pour exploiter le potentiel de nos motos et c’est finalement lors du grand prix de Catalogne, le septième rendez-vous de la saison, que nous avons pu sentir le vent tourner. Nous n’y avons certes pas réalisé une grande course mais nous avons pu constater que nous commencions à tourner vite, et surtout à tourner vite tout le temps. En championnat du monde ça ne sert à rien de sortir de temps en temps un tour d’anthologie parce que, pour préparer une course, vous devez être rapide tout le week-end.

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