Vittoriano Guareschi : « chez Ducati, nous allons souffrir »



Aujourd’hui, à Jerez, la pluie a perturbé la première journée du dernier test de la présaison mais comme dans un passé plutôt récent, les Ducati se sont montrées à l’aise dans ces conditions compliquées.

Toutefois, à Borgo Panigale, personne n’ignore que les performances actuelles de la Desmosedici ne suffiront pas et qu’il reste une quantité énorme de travail à abattre et comme l’a confié Vitto Guareschi, le team manager de Ducati, à GPOne, le processus n’en est qu’à ses débuts

« Nous avons mis en place un programme au début de l’année et nous le suivons. Nous voulons faire les choses étape par étape, les problèmes ne peuvent être résolus avec une baguette magique. Ce sera une saison pour grandir mais il y a déjà des nouveautés, par exemple sur la moto avec laquelle Pirro roule. Par contre, si et quand le châssis changera je ne peux pas encore le dire. Avant d’amener quelque chose à nos pilotes, nous devons être convaincus ».

Pour pimenter une situation déjà pas simple qui a vu l’arrivée d’Audi et le départ de Valentino Rossi, Ducati Corse a également dû digérer le départ de Filippo Preziosi, le patron du projet MotoGP depuis ses débuts. « J’ai commencé à travailler avec Filippo en 2002 et sa présence nous manque. Son départ nous a laissé un peu d’amertume mais nous avons dû nous faire une raison, aller de l’avant et faire le bilan de nos erreurs.

Ciabatti et Gobmeier sont venus, mais le choix des personnes, partagé par le management d’Audi, a été fait par Gabriele Del Torchio. La «tête» de Ducati est restée en Italie. »

On a parfois présenté l’arrivée des allemands comme un cadeau du ciel mais comme Guareschi a tenu à le rappeler, Audi fait des voitures, pas des motos.  

« Comme l’a dit Dürheimer, la disponibilité de leur côté est maximale, ils ont la passion, mais ils ne construisent pas de motos. Ils peuvent nous aider pour certaines choses. Toutefois, leur présence se fait sentir ».

Le rôle de Guareschi sera de maintenir l’église au milieu du village mais la mission ne s’annonce pas simple car lorsque les résultats ne suivent pas, les tensions se créent, les clans se forment et tout ça ne peut faire qu’une chose, retarder les travaux.

« Je suis réaliste. Ce sera une année difficile, je ne le nie pas, nous avons besoin de temps. Mon travail consiste à garder le groupe uni parce que nous allons souffrir. Mais je suis sûr que nous allons nous sortir de cette situation ».

Valentino Rossi parti, la pression pourrait pourtant être moins forte…ou moins médiatisée et c’est probablement déjà une bonne chose pour la Scuderia Ducati et les cheveux de son team manager!

Stay tuned !

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