Redding, Kallio, Kalex/KTM l’analyse du Qatar de Michael Bartholemy



A Gosselies, on se doute que c’est avec le sourire que Marc van der Straten, le propriétaire de l’écurie VDS, a accueilli Michael Bartholemy, son team manager, à son retour du Qatar.

Tout au long de l’hiver, le Belge n’a jamais caché les ambitions qu’il nourrissait pour Scott Redding et en annonçant d’entrée de jeu qu’ils allaient se battre pour le titre de Champion du Monde, une certaine pression s’était indéniablement installée sur les épaules de l’équipe.

Annoncer ses ambitions et les concrétiser étant deux choses bien différentes, lorsqu’à l’issue de la course, Redding empochait les 20 points de la seconde place après s’être battu jusqu’au dernier virage avec Pol Espargaro, on se doute que ce fut un véritable soulagement pour toute l’équipe VDS.

Nous avons donc passé en revue ce week-end fructueux en compagnie de l’ancien team manager de Kawasaki en Grand Prix.

GPi : Michael, avec Scott Redding, vous aviez annoncé que vous seriez devant et vous l’avez été. Un week-end parfait ?

Non seulement il a été là en course, mais il a également montré tout le week-end qu’il faudrait compter avec lui en étant dans le top 4 à chaque sortie. Nous avons bien préparé la moto pour la course et pas seulement pour aller vite sur un tour même si c’est un peu dommage qu’en fin de séance qualificative, Pol Espargaro l’ait délogé de la première ligne.

Le dimanche, pour moi, c’est une des meilleures courses de la carrière de Scott. Il n’a rien lâché et il n’a pas offert un millimètre à son rival. Il a été impressionnant.

La nuit précédente, je n’avais pas bien dormi car dire que vous êtes un des candidats à la victoire c’est une chose mais concrétiser vos paroles en course en est une autre. Et puis, statistiquement nous n’avions jamais obtenus de tout bon résultat au Qatar. Mais cette année, le rythme des deux pilotes devant était impressionnant car ils ont tout de même mis 20 secondes aux pilotes qui se battaient pour la quatrième place. Je suis donc très satisfait !

GPi : Mika Kallio était un peu déçu, vous, vous étiez contents.

Effectivement, Mika était un peu déçu mais nous, en tant que team, nous ne pouvions qu’être contents. On clôture le premier Grand Prix sur une deuxième et une cinquième place, on ramène beaucoup de points et nous sommes premier team au classement par équipe.

Quoi qu’il en soit, honnêtement, même s’il n’avait pas eu ses deux accrochages, je pense que ça aurait été dur pour lui de soutenir le rythme des trois premiers.

Il aurait peut-être pu terminer quatrième mais au-delà, je ne pense pas. Je suis donc content de sa performance, aussi parce qu’il a fait du bon boulot tout au long de ces quatre journées.

GPi : A Jerez, Livio Loi va faire son entrée en scène au guidon d’une Kalex KTM. Au Qatar, celle de Folger a semblé un peu en deçà des KTM officielles. Petite pointe d’inquiétude vis-à-vis de la moto ?

Non, pas du tout parce que, ok, je ne suis pas la personne qui travaille dans l’équipe de Jonas mais je pense que la Kalex n’était pas en dessous des KTM officielles.

Je pense surtout que chez Aspar, ils étaient à côté de la plaque avec le pignon. Dans la partie sinueuse, Folger était capable de revenir mais en revanche, dans la ligne droite et la grande courbe rapide, il se faisait manger tout cru. Je crois donc que le braquet n’était pas top.

La puissance des KTM ne me fait pas peur, je ne pense pas qu’à l’heure actuelle, elles soient meilleures que notre machine.

Et puis, il faut être réaliste, les quatre pilotes sur la KTM, ce sont quatre tops pilotes. Sur la Kalex, il y a Folger qui est un top pilote mais il n’y en a pas trois autres.

GPi : Le moteur de votre Kalex, c’est le même que celui de la moto de Viñales (usine) ou plutôt le même que celui de la moto d’Ana Carrasco (privée) ?

La moto de Carrasco est une moto compétition client. Pour en avoir discuté au Qatar avec Piet Beirer, le patron du sport chez KTM, je sais que les moteurs qui sortent de l’usine, sont les mêmes pour la Kalex que ceux des machines officielles et c’est d’ailleurs une obligation contractuelle pour le constructeur autrichien. Après ça, là où il peut y avoir une différence, c’est au niveau de l’électronique. Lorsqu’une marque développe un moteur, ses pilotes ont accès à 100% des datas alors qu’en tant que client, tu as peut-être accès à 30% de ces données.

En résumé, s’il doit y avoir une différence, c’est là qu’elle pourrait se marquer mais c’est à confirmer. Aujourd’hui, je ne peux pas dire que cette différence existe ».      

Stay tuned !

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