Xavier Simeon : « j’avais besoin d’un bon résultat et je l’ai »



Durant la semaine écoulée, nous avions donné la parole à Xavier Simeon et à Didier de Radiguès, son manager, et de ces deux interviews, nous avions pu identifier une analyse commune qui était de dire « ça va venir, le potentiel est là ! ».

Une bonne course au Qatar, de bons essais à Austin, il ne manquait plus que de mettre tout bout à bout et c’est ce que le pilote Maptaq SAG Zelos a fait aujourd’hui et plus largement, ce week-end.

Le Belge a terminé son Grand Prix comme il s’était qualifié, en sixième position, au bout d’une course où il n’aura jamais laissé respirer Torres, son adversaire du jour qui, sous pression, finissait par commettre la petite erreur de trop.

Après trois Grands Prix, Xavier Simeon est désormais huitième au classement général avec 19 points, soit deux petites unités de moins que la saison passée sur l’ensemble l’ensemble du championnat. Vous avez dit transformation ?   

GPi : Xavier, une course solide et intelligente où tu n’as pas tenté le diable mais où tu as montré une nouvelle fois une incroyable régularité. Impressions ?

Je suis effectivement très satisfait mais la première chose que je tiens à faire, c’est remercier cette équipe SAG qui, depuis le premier jour où nous avons débuté les négociations, a toujours cru en moi. Ils donnent le maximum pour mettre à ma disposition un matériel qui soit à la hauteur de celui des grandes équipes malgré leur réputation de petite structure. Ils prouvent une fois de plus aujourd’hui qu’ils méritent une autre image que celle-là en plaçant les deux pilotes dans le top10.

Sur la course en elle-même, effectivement, je n’ai pas tenté le diable, j’avais un rythme et je l’ai gardé. J’avoue que je me suis calqué sur Torres parce qu’il avait un petit peu plus de grip que moi sur les accélérations. Avec ça, il parvenait toujours à reprendre une petite marge et du coup, j’étais trop loin pour l’attaquer au freinage car de son côté, il freinait également très tard.    

Dans les derniers tours, je me suis montré plusieurs fois et bon, sans son erreur, j’aurais probablement essayé de le passer mais je n’aurais pas pris tous les risques. J’avais besoin de marquer des gros points. Mon objectif c’était le top 10 et là, l’objectif est largement accompli et ça nous donne le moral et une motivation encore plus grande pour le reste de la saison.

GPi : On a l’impression que tu avais d’abord besoin de ce gros résultat dans ta reconstruction avant de passer à une prise de risque plus grande, vrai ou faux ?

Chaque fois que je monte sur la moto, ma confiance progresse et j’arrive à repousser mes limites toujours un peu plus loin. Aujourd’hui, en effet, j’avais besoin d’un bon résultat. Au Qatar, on avait réalisé une bonne course mais une qualification très moyenne et à Austin c’était l’inverse, ici, on a les deux. J’avais besoin de ce bon résultat et maintenant, il est là. Le potentiel, nous l’avons et au final, Espargaro et Nakagami n’étaient pas si loin !

La chose importante, c’est de continuer de cette manière et surtout, de ne pas s’enflammer.

Au final, c’est bien, mais je suis sixième, il y  a donc encore cinq places à gravir devant moi (rires).

Bien entendu, je plaisante car cette sixième place est mon meilleur résultat en Moto2 mais moi, ce qui m’enchante aujourd’hui, c’est que nous sommes là à chaque séance et que la méthode de travail avec l’équipe est excellente ».

Stay tuned !

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