Xavier Simeon : « avec SAG, on croit l’un en l’autre »



Alors que le MotoGP va débarquer sur la célèbre et magnifique piste du Mugello, nous sommes revenus avec Xavier Simeon sur le premier podium de sa carrière en Championnat du Monde Moto2.

Une fois encore, le pilote Maptaq s’est montré modéré face à ce premier succès car, comme il se plaît à le rappeler, son objectif initial était le top10.

Mais le Belge progresse à chaque sortie et la symbiose avec son équipe fait des merveilles. Difficile donc de s’empêcher de penser que ce top10, c’est déjà plus ou moins de l’histoire ancienne.   

« GPi : Lorsque tu es entré dans le parc fermé au Mans, on a eu l’impression que tu versais quelques larmes dans ton casque. L’émotion était grande ?

Sincèrement je n’ai pas vraiment versé de larmes même si j’étais très ému. Il faut dire que comme en qualifications, la course n’a pas été jusqu’à son terme et du coup, il n’y a pas tout à fait la même adrénaline finale.

GPi : c’est vrai que quand on y pense, pour ta meilleure qualification, la pluie t’a empêché d’aller jusqu’au bout et pareille pour la course. La pluie a finalement été cruelle avec toi!  

Cruelle je ne dirais pas (rires) ! Je suis évidemment content d’être monté sur le  podium car c’est la concrétisation des objectifs que nous nous étions fixés. Je dois même dire qu’on ne s’y attendait pas aussi tôt dans la saison. On a une bonne méthode de fonctionnement et on progresse sans cesse, c’est une belle satisfaction.

GPi : En FP1, tu tombes, tu reviens en FP2 et directement, tu es devant. C’est le signe d’un pilote en forme ça !

Il y a des chutes qui font perdre confiance et d’autres pas. Elles font partie de notre métier, on est formaté pour ça et on connaît ça depuis la tendre enfance. Au final, cette chute m’a quelque peu libéré car je poussais sans cesse et je ne tombais jamais. Comme on dit d’un pilote qui ne tombe pas, qu’il ne va pas à la limite, on a vu que parfois j’y vais aussi (rires).

Plus sérieusement, cette chute n’est ni une erreur, ni le fait que d’avoir dépassé la limite. Je suis passé sur une bosse et je n’ai rien su faire et au final, elle m’a fait du bien. Au final, quand tu ne tombes pas, tu te dis que la chute te pend au-dessus de la tête et là, c’est terminé, elle est venue.

GPi : Quand la course s’est terminée, tu étais second et tu revenais sur Scott Redding, tu aurais aimé que la course aille jusqu’au bout ?      

Non et en fait, je trouve que la Direction de course a bien fait de brandir le drapeau rouge. La pluie est arrivée sans prévenir et uniquement sur certaines parties du circuit. A aucun moment, je ne me suis demandé pourquoi ils sortaient le drapeau rouge. Que je sois 2 ou 3, à ce moment-là, ça ne comptait pas, l’important était de monter sur le podium.

GPi : Comment s’est passé le débrief avec SAG ?

Ils étaient extrêmement heureux car ils viennent aussi de trois saisons compliquées. Depuis le début de cette aventure, on a cru l’un envers l’autre. A la base, il n’y avait aucune obligation de résultat alors le fait que ça arrive, ça crée encore plus d’émotion.

Mais voir cette équipe à fond derrière moi, c’est une source de motivation intarissable. De plus, j’ai un équipier (Marcel Schrötter) qui tourne correctement la poignée et ça me motive encore plus pour ne pas le laisser passer devant moi.       

GPi : Quelle est ta marge de progression sur la Kalex ? Tu sens que tu peux encore aller plus loin avec cette moto ?  

J’ai envie de dire que oui mais avant tout, je cherche à ne pas m’enflammer. On a fait troisième au Mans mais si on n’accroche pas le podium au Mugello, il ne faudra pas être déçu pour autant. Mon objectif c’est d’être dans le top 10 à la fin du championnat. Depuis le début de la saison, le top10 était l’objectif de chaque course mais c’est clair qu’avec les deux dernières courses qu’on vient de vivre, il se peut que dans ma tête, je me fixe des objectifs un peu plus élevés.

Je sais que j’ai une moto qui me permet de rouler comme j’en ai envie et j’ai une équipe qui comprend exactement mes indications. Du coup, quand je monte en piste, c’est beaucoup plus facile pour moi. Du moins jusqu’à présent ».

Retrouvez toutes les photos de ce podium en cliquant ici

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Twitter    

Photo : Lionel Nolette 

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments