MotoGP, Saison 2011, acte 1 : Rossi, Lorenzo, Stoner, Pedrosa et Cie se donnent rendez-vous à Sepang!



Plantons le décor! Si 2011 se profile de nouveau comme une année où trop peu de motos trusteront les places sur la grille de départ de la catégorie reine (en effet seuls 17 pilotes seront engagés sur les 18 courses que comporte le championnat du monde moto organisé par la Dorna), leur nombre singulièrement faible ne signifie pour autant pas une diminution de la qualité du plateau – jugez plutôt.

Si Lorenzo fait figure de grand favori à sa propre succession, les prétendants ne manquent pourtant pas.

Dans premier peloton, nous retrouvons inévitablement le « Big Four », avec à sa tête, le champion du monde 2010.

Le suivant de très près, au vu des résultats impressionnants qu’il a enregistrés à Valence au guidon de la Honda RC212V du HRC et au lendemain du grand prix qu’il avait disputé sur une…Ducati, c’est Casey Stoner que nous placerons sur la deuxième marche du podium. L’Australien, que son compatriote et chef-mécanicien de Rossi, Jeremy Burgess, qualifie de pilote le plus rapide du monde, fait office d’épouvantail. Il a déjà frappé un grand coup en plaçant, à Valence, sa Honda au sommet de la feuille des temps alors qu’il la découvrait. Reste à voir si, sur la durée d’une saison, il sera en mesure de terminer les grands prix plus souvent sur les roues que, comme il nous y a souvent habitué, le cuir dans le gravier.

Ensuite, même s’il se dit blessé et incapable de viser la victoire avant l’été, nous mettons Valentino Rossi sur la troisième marche du podium. Le nonuple champion du monde, toutes catégories confondues, s’apprête à relever un énorme défi. Nul doute que l’Italien aura à cœur de le réussir et ainsi montrer aux jeunes loups que, en pleine possession de ses moyens, le patron du MotoGP, c’est lui!

Enfin, pour en finir avec le Big Four, nous inclurons l’espagnol au format de poche, Dani Pedrosa. En 2010, avant sa chute de Motegi, il nous a montré qu’il était enfin en mesure d’allier vitesse, constance et victoire. S’il peut retrouver ce feeling avec sa machine, il pourrait, lui aussi, devenir un candidat sérieux à la succession de son meilleur ennemi.

Collés dans la roue de ce quatuor et prêts à sortir un gros freinage en bout de ligne droite pour prendre la place de l’un ou de l’autre, on retrouve trois pilotes – l’Américain Ben Spies, fraîchement débarqué dans l’écurie officielle Yamaha et qui déclare déjà vouloir battre Lorenzo, il aura certainement à cœur de montrer à ses « nouveaux » employeurs qu’ils ont fait le bon choix – l’Italien, Andrea Dovizioso, reste à voir s’il sera en mesure de trouver sa place dans un box déjà bien trop petit pour ses deux équipiers au sein du HRC – Et enfin l’autre Italien du trio, le flamboyant Marco Simoncelli. Bombardé pilote officiel HRC mais détaché chez Gresini, lui aussi devrait avoir à cœur de remercier Tokyo pour la confiance ainsi accordée.

Juste derrière ces trois hommes, mais un peu loin pour prendre une bonne aspiration, il y a Nicky Hayden sur la deuxième Ducati. Il peut surprendre, c’est un énorme travailleur, mais pour autant, nous ne le sentons pas en mesure de remporter des courses, du moins en début de saison.

Encore un peu plus loin, on retrouve l’homme le plus dépendant du plateau du bon vouloir de son employeur. En effet, Alvaro Bautista, même s’il prétend vouloir viser le top5 et malgré tout le potentiel qu’il a démontré en 2010, va certainement être pendu aux lèvres des patrons de Suzuki pour savoir dans quelle mesure le constructeur décidera, ou pas, d’injecter un peu d’argent dans le développement de leur MotoGP, sans quoi, il pourrait bien se faire happer par le peloton de derrière plutôt que de recoller sur celui de devant.

Dans le même groupe que lui, pointons aussi Cal Crutchlow et Toni Elias le tout frais champion du monde Moto2…

Enfin restent les autres, en mesure de surprendre, certains devront être vus à l’œuvre avant de pouvoir rendre un jugement, je pense notamment à Aoyama et de Puniet ; d’autres sont trop vieux et d’autres encore sont trop jeunes ; d’autres auront une trop mauvaise moto et certains n’auront peut être plus assez de motivation.

Quoi qu’il en soit, tout ce beau monde s’est donné rendez vous ces 1er, 2 et 3 février sur le circuit de Sepang en Malaisie pour les premiers tours de roue officiels de la saison 2011 et nous ne raterons ça pour rien au monde. Résultats et analyses ici même. Stay Tuned !

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