Amélie Démoulin, la compétition au féminin



La seule française de l’European Junior Cup dispute cette année sa deuxième saison dans cette catégorie. Lumière sur une pilote sympathique et passionnée qui partage les circuits avec son frère et son père depuis maintenant sept ans.

GPi : Nous voilà à la moitié de ta saison en European Junior Cup, peux-tu nous dresser le bilan de cette première partie de championnat ?

Aragon a été un peu difficile car j’ai fait la course seule et au bout d’un moment ce n’est plus très marrant. A Assen, ça a été un peu mieux parce que je me suis retrouvée en bagarre avec deux autres pilotes durant toute la course. Ensuite Monza, pour le moment c’est ma meilleure course, c’est un de mes circuits préférés avec de longues lignes droites et de gros freinages ! Arriver à quatre de front en bout de ligne droite et passer première du groupe, c’est vraiment fou !

GPi : Tu n’as pas encore réussi à marquer de points cette année, d’après toi qu’est-ce qu’il te manque ?

On a une longue période de repos avant Silverstone et maintenant je dispose d’une moto d’essais. J’ai un circuit près de chez moi donc je peux aller m’entrainer. J’ai également été faire deux jours de stage avec Freddy Foray et Jeff Cortinovis, ils ont pu me voir et me corriger et ils m’ont dit que j’avais la technique et que je rentrais fort dans les virages mais, comme je le savais, il me manque encore la vitesse et l’accélération. Ce sont surtout ces deux points là que je dois travailler !

Pour le moment Guillaume Raymond et Robin Anne sont sur le podium du championnat, est-ce que vous vous donnez quelques conseils ?

En fait tout ce qui concerne le déroulement de la coupe est en anglais, les briefings par exemple, donc moi je suis surtout là pour leur traduire quand ils ne comprennent pas. On s’entend bien mais on ne se parlait pas beaucoup de nos ressentis, par contre, à Imola, je ne connaissais pas le circuit, donc je suis allé voir Guillaume qui m’a expliqué ses passages et ses rapports pour m’aider à évoluer.

Tu n’es pas la seule fille du plateau car il y a également Sabrina Paiuta, la brésilienne. Comment tu vis ça ?

C’est une bonne chose parce qu’en plus c’est une super pilote. Malheureusement elle n’était pas là à Imola à cause du budget. On s’est tout de suite bien entendu, en même temps on n’est que deux filles dans un monde de garçon (rires) ! On voit tout de suite qu’elle a de l’expérience, c’est une vraie guerrière ! C’est un objectif pour moi d’arriver à son niveau parce qu’elle a déjà marqué des points, elle m’a dit qu’on allait s’aider. Donc c’est sympa, on s’entend bien, mais ça reste de la compétition. Elle est très régulière et je sais que son objectif est de devenir pilote professionnel…

… pas toi ?

Si bien sûr si je peux ! Mais elle a un bon niveau et elle a arrêté ses études, moi je continue d’étudier. Son père a arrêté de travailler pour s’occuper de sa carrière, le mien continue de travailler. Les deux jours de stages m’ont remotivé et je sais que si je continue à travailler, ça peut le faire ! Je suis jeune, il peut y avoir des opportunités qui peuvent s’offrir à nous du jour au lendemain sans crier gare.

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Photo : Charly Eberhard

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