Johann Zarco : « je dois retrouver mon rythme de 2011 »



Lors de la première partie de saison, Johann Zarco a alterné le bon et le moins bon et malheureusement, lors de la dernière course, au Sachsenring, le Français ne trouvait jamais le bon rythme.

Pas idéal donc pour aborder la pause estivale mais malgré tout motivant puisque le Français compte bien montrer un autre visage dès ce vendredi, à Indianapolis.

Plus que la vitesse, c’est avant tout la régularité qu’il devra trouver au guidon de sa Suter.

Nous sommes revenus avec lui sur quelques points de son actualité et comme vous le verrez, ce n’est pas l’ambition qui lui manque.       

GPi : Johann, quel bilan dresses-tu de cette première moitié de saison ?  

A chaud je me sentais relativement déçu, surtout après la dernière manche, au Sachsenring, où terminer douzième ne cadrait vraiment pas avec nos objectifs. C’était relativement dommage car ce résultat ne reflétait pas entièrement notre saison puisque nous sommes sixièmes au championnat.

Toutefois, après réflexion, avec Laurent (Fellon), on s’est dit que ce n’était pas si mal que ça. Mais il est évident qu’il manque encore des choses.

Pour résumer, je dirais que je suis déçu de ne pas être monté plus souvent sur le podium mais que je suis extrêmement motivé à l’idée d’attraper le bon rythme et passer la seconde moitié de saison aux avant-postes.

GPi : Tu découvrais ton team et la Suter. Que t’a-t-il manqué pour passer plus de temps aux avant-postes ?

D’un point de vue personnel, il m’a d’abord manqué de la sérénité. Je me suis mis énormément de pression en me disant que j’avais non seulement la moto de Marquez mais également un super team  et que donc, tout était là pour moi et que je devais impérativement y arriver de suite.

Mais une fois cette étape passée, on a vu que pour gagner des courses, il faut qu’avec l’équipe on arrive à mieux régler la moto afin que je ne crispe pas dessus et que je sois à l’aise, histoire de pouvoir ajouter ma combativité et aller chercher les avant-postes.

Il faut absolument qu’avec l’équipe, nous soyons plus rapides pour apporter les modifications nécessaires afin que je me sente bien sur la moto.

GPi : C’est vrai qu’en début de saison, on sentait qu’il vous manquait certains automatismes mais vers la fin, on avait l’impression que la situation s’était tout de même bien améliorée, non ?    

Si, tout à fait, on voit d’ailleurs que les essais se passent assez bien. Mais il faut qu’on puisse concrétiser le dimanche. On y a travaillé cet été histoire d’arriver à Indianapolis avec encore plus de confiance en mes moyens. Il faut qu’on monte plus souvent sur le podium et qu’on tente de gagner des courses.

Pour ça, il faut que je puisse prendre le rythme que j’avais en 2011 pour remonter au championnat et ensuite pouvoir viser plus haut la saison prochaine.

GPi : Tu disposes désormais d’une Suter à la maison. Tu as déjà pu rouler beaucoup avec ? Que peut-elle t’apporter ?

On a effectué plusieurs roulages avec elle. Ça fait du bien car on peut fixer des records de piste et tenter de les battre en essayant différentes configurations. Et puis, surtout, on peut désormais  aligner les kilomètres au guidon de cette moto et c’est évidemment ce qui me sert le plus. Il faut que cette moto devienne l’équivalent de ma YZF de la coupe Yamaha. Il faut que je puisse faire ce que je veux avec.

GPi : Tu découvrais la Suter. Quel bilan tires-tu après 8 courses à son guidon ?

C’est une moto qui a énormément de potentiel mais si on se bloque dessus, on a beaucoup de mal à l’exploiter. Mais comme on peut le voir avec Torrès ou Terol, lorsqu’on est à l’aise dessus, c’est une moto qui peut gagner des courses.

GPi : Par rapport à la MotoBi ?

Par rapport à la MotoBi, la Suter a de quoi aller plus vite et avec cette équipe, il y a possibilité de faire vraiment de belles choses. Mais là où réside la difficulté, c’est que pour aller chercher les derniers dixièmes, c’est un véritable casse-tête. C’est en effet compliqué de savoir si c’est en pilotage ou si c’est sur la moto qu’il faut gagner quelque chose. C’est une moto sensible et il faut beaucoup réfléchir à la façon de travailler avec.  

GPi : L’objectif au classement général, quel est-il ? La troisième place d’Esteve Rabat ?

Oui, le top3 serait une belle chose ».

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Twitter

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de

Facebook

Applications

Disponible sur Google Play
Disponible sur Apple App Store