Giacomo Agostini : « Rossi a besoin de sentir que sa moto est parfaite, pas Stoner »



Fin de semaine dernière, se tenait, sur le circuit d’Imola, un revival des 200 miles, et nos confrères de GPone.com, n’ont, bien entendu, pas manqué l’occasion d’aller y rencontrer Giacomo Agostini qui y était présent au guidon de la Yamaha OW29 750 avec laquelle il remporta l’épreuve en 1974.

Et quand la presse italienne rencontre un ex-champion de cette trempe, impossible de ne pas évoquer le cas du champion des temps modernes et ce, d’autant plus quand ce dernier, en selle à une moto italienne, est en proie aux doutes et traverse une crise sans précédent dans sa carrière.

Et bien entendu, invoquer le couple Rossi – Ducati, c’est émettre un avis sur le pourquoi du comment d’une telle désillusion. Chacun y va de sa petite théorie, plus ou moins loufoque, dont certaines vont jusqu’à estimer que Rossi ne doit ses titres qu’au fait d’avoir traversé une période du motocyclisme où la concurrence était très faible. C’est évidemment oublier un peu vite que Rossi a pris des couronnes à tous les pilotes qui le précèdent, à ce jour, au classement du championnat du monde.

Agostini, en revanche, ne fait pas un drame de cette année noire : « Dans ce sport, le succès dépend toujours de la combinaison moto-pilote et malheureusement un seul peut arriver premier. Le meilleur exemple c‘est évidemment Honda, qui malgré ses ressources, n’a plus gagné un titre mondial depuis cinq ans ».

Et pour Ago, tout est une question d’harmonie entre Ducati et son pilote : « Vale est en difficulté sur une moto qui, pourtant, a gagné l’année dernière. Mais c’est un pilote qui a besoin de trouver un feeling optimal avec sa machine pour gagner. Stoner, par contre, c’est un pilote plus agressif et plus brutal, sans demi-mesure : avec la Ducati, il allait fort ou il tombait. Je ne pense pas que Valentino ait cessé d’être bon sur une moto. Ducati suit ses indications, mais le projet est fait par les ingénieurs. Le pilote peut seulement contribuer à la mise au point. Simplement, Rossi a besoin de sentir que sa moto est parfaite, pas Stoner. Ça me rappelle un peu la différence qui existait entre Mike Hailwood et moi-même. Il était moins fin que moi pour comprendre que la moto n’était pas au point. Quand j’essayais sa moto, j’avais l’impression de monter sur un tas de ferraille, mais lui, il était capable d’aller fort avec ça ».

A Motegi, si l’harmonie entre le pilote et la moto n’était pas encore parfaite, on a vu Rossi en amélioration et surtout avec l’impression qu’il pouvait enfin attaquer sans craindre l’absence de réponse de son train avant.

Cette impression était d’ailleurs confirmée via le twitter d’Alex Briggs, le mécanicien de Rossi, qui conseillait aux fans du Dottore d’aller se coucher l’âme en paix car ils étaient tous convaincus d’avoir enfin trouvé la voie, mais aussi sur celui de Davide Brivio lorsque le manager Italien déclarait : « Motegi aurait pu être la meilleure course de Rossi mais cette fois nous avons peut-être la bonne base pour les trois derniers Grands Prix ».

Toutes ces belles paroles demandent évidemment confirmation dès le prochain rendez-vous mais c’est vrai que c’est en tout cas le sentiment qui ressortait des images de Motegi…stay tuned !

 

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