Valentino Rossi : « avec la règle du manufacturier unique, ils se la coulent douce »



Le dossier du jour à Philip Island n’est ni le forfait de Redding, ni le passage de Stoner parmi les légendes du MotoGP, ni la pole extraordinaire de Lorenzo, ni même, comme on aurait pu le croire, le suicide d’une mouette dans son passage de roue.

Non, le dossier du jour, c’est la dégradation prématurée des pneus, qu’ils s’appellent Dunlop ou Bridgestone, et qui a amené la Direction de course à faire preuve de la plus grande prudence en modifiant le format des courses.

13 tours à la place de 24 pour le Moto2, flag to flag en MotoGP avec un tour de moins et un changement de moto obligatoire entre le 12ème et le 14ème tour.

Du jamais vu, même si on ne peut que saluer la décision de la Direction de course qui a privilégié le risque « 0 ».

En ce qui concerne le MotoGP et Bridgestone, les critiques ne sont pas tendres et ce ne sont pas celles de Valentino Rossi qui mettront du baume au cœur du manufacturier japonais.

Pour lui, Philip Island n’a fait qu’exposer au grand jour ce que les pilotes dénoncent depuis le début de la saison, à savoir que le pneu arrière ne fonctionne tout simplement pas !     

« Le problème est simple, nous avons trois options pour le pneu arrière, avec le tendre on fait 5 tours, 14 avec le medium et 12 avec le dur. Au final, aucun ne garantit que nous tenions la distance de la course

La gomme dure était censée résoudre la situation, mais elle est pire parce que c’est avec celle-là qu’on glisse le plus et que le pneu chauffe le plus. Elle devait être la solution mais elle ne l’est pas.

Mais selon moi, le problème principal n’est pas la course de demain car le vrai problème se trouve en amont. C’est depuis le début de la saison que nous disons que la gomme dure ne fonctionne pas et ils n’ont pas encore apporté de nouvelle. Avec le régime du manufacturier unique, ils se la coulent douce ».

En revanche, si ses critiques vis-à-vis de Bridgestone ne sont pas tendres, il se montre bien plus clément envers la Direction de course qui a agi sagement en modifiant le schéma de la course, même s’il aurait préféré qu’elle soit purement et simplement réduite de moitié.  

« Trois options ont été proposées et chacune pouvait résoudre le problème de la sécurité. Pour moi, la meilleure aurait été de réduire la course de moitié, mais je pense qu’il y a des accords avec les tv et le circuit qui rendaient une telle décision compliquée à adopter. Les deux autres sont au même niveau avec du pour et du contre ».

Ambiance, ambiance…

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Rejoignez-nous sur Twitter

Source : GPone

 

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de