Technique: tout, tout, tout, vous saurez tout sur le …."blistering"!



Les pneus Bridgestone ont incontestablement été les vedettes américaines de ce week-end en Australie. Cela a un peu occulté les seconds rôles qu’y ont joués les Dunlop en Moto2.

C’est donc l’occasion unique de se pencher sur ce sujet commun, le « blistering » et d’expliquer pourquoi ces pneus « haut de gamme » sont parfois si peu endurants; 

vu du côté du public, on est toujours surpris de voir des motos rentrer après seulement quelques tours, avec des morceaux entiers de gomme manquants, un phénomène qui n’arrive jamais sur la monture du motard lambda.

 Tout d’abord, ce phénomène de décollement de morceaux de gomme s’appelle le « blistering », du mot anglais Blister qui désigne les ampoules qui apparaissent sous la peau après un frottement répétitif…

 Quand le pneu est physiquement très sollicité, le collage de la gomme sur la structure se délite partiellement, créant ainsi de petites micro-bulles d’air et de solvants (la nature a horreur du vide); avec la température, celles-ci montent en pression, grossissent, grossissent, et finissent par exploser en décollant des morceaux entiers de gomme.

Généralement, le pilote s’en aperçoit par des phénomènes vibratoires et baisse alors le rythme. Anecdotiquement, si les motos n’étaient pas en échappement quasiment libre, il pourrait également s’en apercevoir phoniquement car l’explosion de la bulle d’air est très sonore. C’est ce qui se passe, en autre, sur le très rapide circuit Michelin de Ladoux où les pilotes d’essais roulent parfois jusqu’à volontairement obtenir du « blistering », le « Bang » caractéristique signifiant alors la fin de séance…

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