Salom, Rins, Vinales : veillée d'armes à Motegi



Au moment d’aborder les premiers essais libres du GP du Japon, les 3 leaders de la catégories Moto3 se tiennent en 22 points. Pour autant, Luis Salom, Alex Rins et Maverick Vinales sont chacun dans des situations bien différentes.

A tout seigneur tout honneur, on débute avec l’homme qui mène au championnat depuis l’arrivée du Grand Prix de Catalogne, Luis Salom. Avec 5 points d’avance sur son plus proche rival, le majorquin n’a absolument aucune marge de manoeuvre. Après deux Grand Prix conclus au pied du podium ( Saint Marin et Aragon) pour cause de blessure, le pilote KTM avait marqué des points psychologiques en s’imposant à Sepang lors d’un duel final frappé du sceau de la maturité face à Alex Rins. Or, en Australie, Salom a été pris à son propre piège. En attendant un peu trop longtemps à l’arrière du peloton de tête, il s’est obligé lui-même à porter une attaque en partant de trop loin sur Jonas Folger. Le contact entre les deux hommes a surtout été préjudiciable à l’allemand, qui termine 6ème. L’espagnol, lui, a pu poursuivre sa dernière boucle et échoue finalement à moins de 2/10èmes du vainqueur, franchissant la ligne d’arrivée en 3ème position. Une autre façon de voir la fin de course du pilote KTM consisterait à dire que « malgré » le temps perdu lors de son accrochage avec Folger, Salom n’a finit qu’à une fraction de seconde du vainqueur, prouvant ainsi qu’il était encore une fois le plus fort dans la dernière boucle. Il ne devrait pas y avoir de raison qu’il en soit autrement à Motégi.

Vainqueur à 3 reprises lors des 4 courses, Alex Rins a prouvé depuis le début de sa 2ème saison complète qu’il était capable d’endosser le costume de candidat au titre. Surtout, il a prouvé à Austin un hermétisme total à la pression. Course en tête, drapeau rouge, nouvelle procédure de départ et final contrôlé tel un vieux briscard, depuis cette date, ses adversaires savent que Rins n’est pas du genre à trembler en entrant dans le dernier tour d’un GP. Avec un retard de seulement 5 points, le protégé d’Emilio Alzamaro a surtout l’extrême confort de ne rien avoir à perdre lors des deux dernières courses. En cas de titre, il pourrait être promu en Moto2 avec une structure faite sur-mesure, comme le fut en son temps un certain Marc Marquez… En cas d’échec, il aura une nouvelle chance d’être couronné l’an prochain. La pression n’est clairement pas sur ses épaules.

Pour Maverick Vinales, en revanche, la situation est assez périlleuse. Repoussé à 22 points de Salom, le pilote de l’équipe Laglisse pourrait être écarté de la quête du titre à Motegi, y compris en terminant 2ème du GP du Japon ! (en cas de victoire de Salom). Autrement dit, le seul moyen pour que Vinales garde son destin entre ses mains, est d’obtenir ce qu’il n’est plus parvenu à faire depuis le GP de France : gagner ! Or, cela fait donc 11 épreuves que Maverick court après ce succès. A Phillip Island, il est apparu plus déterminé, et ne s’est incliné que pour 3/1000èmes de secondes. Regain de vigueur ou énergie du désespoir ? Son team-manager, Pablo Nieto, ne cachait pas en Australie son pessimisme concernant les chances de titre de son pensionnaire. La pression est d’autant plus importante pour Vinales que l’an prochain, il passera en Moto2, au sein du team Pons, où il retrouvera un certain… Luis Salom ! Il va sans dire que celui qui apportera une couronne mondiale dans ses bagages aura un ascendant sur son coéquipier…

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de