Bilan et avenir de Loris Cresson, nouveau membre du Zelos Junior Team



Loris Cresson vient de vivre une saison compliquée -en terme de résultat- au sein du championnat d’Espagne de vitesse, durant laquelle il aura néanmoins acquis beaucoup d’expérience. Le belge devrait assurement prendre un nouvel élan l’an prochain, notamment grâce à l’aide de Zelos Motorcycle Management International.

Nouvelle équipe, nouvelle moto, découvrez ce à quoi devrait ressembler la suite de la carrière du jeune belge au fil de cette entrevue.

GP-Inside : Tu as eu une saison assez mouvementée, est-ce que tu peux nous en faire le bilan ?

Loris Cresson : C’était ma première année complète de CEV même si j’ai manqué deux courses. Le début de saison m’a permis de faire beaucoup de kilomètres avec une moto qui n’était pas vraiment au point, ce qui était finalement pas mal. Ça m’a permis de m’habituer à rouler avec une moto un peu instable, qui a du mal à tourner, pas toujours parfaite. Au niveau résultat c’était relativement compliqué car nous avons eu beaucoup de problèmes, notamment au niveau châssis, on a eu du mal à trouver une bonne base de réglages.

Après les deux premières courses, nous nous sommes quittés en bon terme avec l’équipe Bruno Performance, pour créer notre équipe familiale avec Laurent Pradon qui s’occupait déjà de ma moto l’année passée et un mécano. Durant la trêve estivale nous avons également rappelé Nicolas Dussauge pour s’occuper de moi d’un point du vue coaching. Ca m’a fait du bien de travailler de nouveau avec lui car c’est vraiment une personne en qui j’ai entièrement confiance, j’ai un bon feeling avec lui, j’écoute tout ce qu’il me dit et je l’applique les yeux fermés ! C’est ce qui me manquait en début de saison. 

Par exemple, lors de la course du championnat d’Europe j’ai amélioré mon chrono au warm-up pour la première fois, grâce à Nicolas Dussauge, qui m’a bien fait comprendre que si on est à l’aise au matin, on fera une bonne course l’après-midi. Je me suis battu toute la course à la porte des points. Avec ces chronos je me serais situé dans les cinq premiers l’an dernier et avec le troisième meilleur chrono. 

Après cette épreuve il y a eu les deux dernières du CEV qui ont été relativement compliqués. Malgré que les tests pré-CEV ce sont à chaque fois bien passés, on était un peu lâché par rapport aux autres équipes qui ont reçu des évolutions sur leurs machines. On n’a pas su suivre l’évolution progressive du matériel, et on était handicapé surtout sur un circuit comme Jerez. Je n’ai pas réussi à me qualifier lors de la dernière course, c’était vraiment stupéfiant pour nous et ça m’a un peu mis un coup au moral. J’étais un des seuls pilotes à rouler avec la Honda quasiment d’origine et ce qu’on a fait n’est pas trop mal, donc il y a eu du positif et du négatif sur toute la saison. Le matériel m’a permis de faire de bons chronos avec une moto pas au top, d’apprendre à passer vite en virage. Seuls les résultats sont assez négatifs, mais les chronos ne le sont pas.

GPi : Cette moto est d’ailleurs actuellement en vente, quelle sera ta nouvelle monture ?

L.C : C’est une bonne question ! (rires) On est en discussion avec plusieurs équipes et on disposera soit de KTM, soit de FTR avec le nouveau moteur Honda, mais je pense qu’on se dirigera plus vers les KTM. On est notamment en bonne discussion avec le team Ciatti, mais aussi d’autres équipes.

GPi : Nicolas Dussauge sera toujours à tes côtés ?

L.C : On ne sait pas encore, tout dépend de l’équipe avec laquelle nous travaillerons. Certaines ont leur coach personnel et n’accepte pas que l’on en amène un, d’autres l’acceptent.

GPi : Tu étais présent au GP de Valence où tu racontais avoir rencontré du monde pour t’aider l’an prochain, de qui s’agit-il ?

L.C : J’ai rencontré M. Freddy Tacheny qui est avec M. Claude Danis et M. Didier de Radiguès, une des trois personnes qui ont fondé le Zelos Junior Team dont je ferais parti l’année prochaine. C’est vraiment une très bonne chose pour la suite de ma carrière.

GPi : Concrètement, qu’est-ce qu’ils vont t’apporter ?

L.C : Ils vont surtout m’aider sur le management, les relations publics, la recherche de sponsors et ma relation presse.

GPi : Dernière question, que penses-tu du fait qu’une manche du CEV se déroule en même temps que le Grand-Prix de France, pour un pilote qui, peut-être comme toi, voudrait faire une wild-card au Mans en Moto3 Mondial ? 

L.C : Pour moi ça ne me concerne pas vraiment car j’aurais seulement 16 ans au mois d’aout mais c’est vrai que pour les pilotes qui auraient envisagé de faire la wild-card au Mans c’est un choix difficile à faire. Pour moi, je trouve ça très bien, surtout pour nos sponsors.
Ca permettra quand même aux pilotes d’être dans un environnement de Grand-Prix, ce qui est également très bien.

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