Louis Rossi, déjà une première en GP cette saison !



La vie de Louis Rossi n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là. La semaine passée, le Sarthois s’activait pour l’organisation de sa soirée de présentation avec Alexis Masbou (voir ici). Spectaculaire et pleine d’humour, la soirée a été une belle réussite aux yeux de son co-organisateur : « Je crois qu’on peut parler d’an franc succès, nous avons fait un bel effort de communication, c’est un bon point de départ pour une belle saison ».

Quelques heures à peine sont passées entre l’extinction des derniers jeux de lumière que l’esprit de Louis Rossi est déjà tourné vers un autre objectif : le premier Grand-Prix de la saison. Il fait frais en ce vendredi matin alors que le jeune homme soigne sa monture. Le coup de brosse est énergique, la selle réglée au millimètre, pourtant les premiers mètres sont laborieux. Sans doute jalouse de l’investissement que Louis a consenti à l’organisation de sa soirée, « Confetti » est nerveuse lors du warm-up. Confetti, c’est la jument que le français montera les jours suivants pour son premier Grand-Prix de saut d’obstacles en 2014. Après quelques tours de mise au point, les repères s’affinent, et le verdict des premières compétitions est largement positif.

Plein d’orgueil, Le vainqueur du Grand-Prix de France Moto3 en 2012 développe : « « J’ai participé à une épreuve avec des barres à 1 mètre puis le lendemain 1 mètre 10. J’ai gagné le premier concours, et j’ai fini 10ème sur 70 concurrents pour la 2ème épreuve ».

Certes, on sait que le nouveau pilote SAG a grandi dans le milieu équestre, mais y-a-t-il un quelconque intérêt sportif à ce genre d’activité ? La réponse fuse : L’équitation est aussi un sport d’équilibre, on est à la chasse au chrono, il faut essayer d’avoir les meilleures trajectoires pour négocier les virages. Il faut essayer d’équilibrer son cheval pour ressortir le mieux possible de chaque virage. Du coup ça offre de nombreuses similitudes, même si on ne pose pas encore le genou quand on est à cheval ! ».

Poser le genou, il va très bientôt en être question car même si l’équipe qui a recruté Louis Rossi n’a pas roulé à Almeria cette semaine, elle reprendra du service avec les premiers essais officiels IRTA sur le circuit de Valencia le 11 février prochain. Après leur prise de contact fin novembre, Eduardo Perales (le team-manager de l’équipe Stop-&-Go) et Louis ont choisi de ne pas se focaliser immédiatement sur la performance pure. La structure espagnole et le pilote français doivent continuer à développer un langage commun pour se comprendre parfaitement une fois venus les week-ends de course.

Mais la priorité absolue, c’est la confiance en soi. Et dans ce domaine, on devine qu’il y aura du travail. Il ne faut pas en faire un mystère, Louis Rossi n’a pas rempli les objectifs qu’il s’était fixé en 2013 en arrivant en Moto2 chez Tech3. Alors avant de penser à réaliser le meilleur temps sur un tour, il faudra avant tout que le Sarthois retrouve ses sensations, avant d’augmenter progressivement le rythme. Ce qui implique de ne pas se focaliser sur la valeur absolue du chronomètre dès les premiers jours. Mais ça, c’est pour la théorie, car dans les faits, un pilote un tant soit peu ambitieux ne peut que difficilement s’y résoudre. Louis confirme : «, je me dis la même chose chaque année mais je n’y parviens jamais ! La seule méthode que j’ai trouvée, c’est de couper la télé dans le stand pour me concentrer uniquement sur mes sensations. Cela fait partie des défauts que je partage avec beaucoup d’autres pilotes. Je dois faire gros efforts dans ce domaine cette année pour me concentrer uniquement sur ce que ces 3 jours d’essai peuvent m’apporter en termes de technique et de capital confiance ».  

La saison 2014 pour Louis Rossi, c’est une deuxième chance qui lui est offerte. Qui plus est, les conditions du français ne sont pas loin d’être idéales. Il va rouler avec la machine championne en titre, dans une équipe qui utilisait le même châssis l’an passé. Ce qui signifie que les précieuses données – les fameuses « datas » – relevées tout au long de la saison 2013 avec Xavier Simeon à son guidon seront à la disposition de Louis pour analyser, comprendre, et si possible progresser. Le système a ses propres limites d’après Louis : « Les Moto2 sont des motos très particulières et chaque pilote utilise sa machine différemment. Pol Espargaro avait sa façon de faire, Esteve Rabat pilotait la sienne avec une technique qui n’avait quasiment aucun point commun, et Xavier Simeon qui roulait chez SAG l’an passé avait encore une autre façon de faire».

Cette phrase résume à elle seule à la fois la qualité de la Kalex, et en même temps le piège tendu à ceux qui l’utilisent. Le châssis allemand est capable de se plier à toutes les exigences, que ce soient celles d’un espagnol trapu et plutôt violent comme l’a parfois été Pol Espargaro vers la route du titre en 2013, ou celles d’un Scott Redding plus grand, plus lourd, obligé de guider sa monture du bout des doigts pour ne pas en détruire les pneus en quelques tours. Le français devra trouver son propre mode d’emploi sous peine de se faire avaler par le reste du peloton.

En novembre dernier, Louis Rossi avait quitté le tracé de Jerez avec le 10ème temps. Pour être honnête, il faut se souvenir que certains candidats au titre 2014 manquaient à l’appel. Mais ces essais avaient permis au français de remettre certaines pendules à l’heure. Regardera-t-il les chronos à Valence ? Assurément ! Un pilote ne reconnait que ce seul juge. La mission de Valencia ne sera pleinement accomplie que, à la vue de ses temps, les doutes du français ne partent en confettis…

Photos : HorseVideo.fr

Stay tuned !

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