Bradl aussi en Open ? Cecchinello, agacé, y songe…



Avec deux Yamaha, quatre Honda et peut-être bientôt quatre Ducati, la catégorie Open est doucement en train de vider de sa substance un championnat prototype qui, sans vouloir offenser qui que ce soit, risque de se résumer à un duel Repsol Honda, Yamaha factory.

Mais ce manque de concurrence ne serait certainement pas décisif si, comme les années précédentes, la « seconde division » s’était cantonnée aux deux ou trois secondes d’écart par rapport aux prototypes.

En effet, en 2014, Aleix Espargaro, avec sa Yamaha Open, est descendu sous la barre des deux minutes, un exploit que jusqu’à la saison dernière, seul Casey Stoner avait réussi.

Certes, il était en configuration chrono, avec des pneus certainement plus tendres mais il serait sot de penser que lorsque Marquez, Rossi et Lorenzo ont réussi à eux-aussi descendre en dessous des deux minutes, ils étaient en configuration course, avec des pneus durs et le plein d’essence.

En un mot comme en cent, cette classe attire les regards et ils ne sont plus nombreux à y rester insensibles.   

Le problème de cette catégorie Open, c’est, comme l’a rappelé Lucio Cecchinello à Speedweek, qu’elle semble avoir été pensée trop hâtivement (ou pas…) et qu’en échange de l’utilisation de l’ECU (software + hardware) Magneti Marelli, ces motos qui, comme Ducati et Yamaha, peuvent être des prototypes à part entière, reçoivent quatre litres supplémentaires d’essence, des pneus extra soft, douze moteurs et le tout pour 1.200.000 euros pour la RCV1000R et 800000 euros pour la M1, contre 3.000.000 d’euros pour une full prototype japonaise, quelle qu’elle soit.    

Partie d’un règlement CRT où le moteur devait être de série, la classe Open n’a plus grand-chose à envier à la classe prototype et on comprend dès lors que Lucio Cecchinello, qui rappelle également que protocolairement (cérémonie et classement), rien ne différencie les deux catégories, soit tenté de passer, lui aussi, en Open.

Ceci dit, lorsque Lucio pense Open, il semblerait, mais ça reste à confirmer, qu’il pense simplement utiliser le software Magneti Marelli (puisque le Hardware est déjà sur toutes les motos) sur ses RCV prototypes.

Bien entendu, cette décision devra recevoir l’accord de Honda et de Shuhei Nakamoto et là, il est loin d’être certain que Tokyo accepte de donner le bâton pour se faire battre à une équipe satellite.

Quoi qu’il en soit, nous serons fixés le 28 février, au plus tard, puisque c’est à cette date que les équipes devront arrêter leur choix.

Stay tuned !

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Via Makebelo 😉

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