Au revoir Super Sic…



Il est une heure du matin et un peu plus d’un jour s’est écoulé depuis que tu nous as quitté Sic. Un peu plus d’un jour et je n’ai pas encore trouvé le courage d’affronter ma douleur, la force de t’écrire ces quelques dernières lignes.

Depuis une heure j’écoute Vasco Rossi, un de tes chanteurs préférés, et ses paroles résonnent sans fin dans ma tête.

« Je veux trouver un sens à cette soirée

Même si cette soirée n’a pas de sens

Je veux trouver un sens à cette vie

Même si cette vie n’a aucun sens

Je veux trouver un sens à cette histoire

Même si cette histoire n’a aucun sens

Je veux trouver un sens à cette volonté

Même si cette volonté n’a aucun sens« 

Certains journalistes nous ont encore prouvé qu’ils sont là, froids, inhumains, à chercher la responsabilité, la faute, mais la faute de quoi, de qui ? Tu nous as quitté parce que ta moto a décroché et que, comme le disait Fausto, ton team manager, une série de fatalités négatives ont décidé de t’envoyer vers la mort.

Mais tous les journalistes ne sont pas comme ça Sic, certains sont arrivés là parce que la passion les y a amené, par amour et par fascination pour vous, les pilotes !

Alors quand, comme toi tu viens de le faire, un de vous nous quitte, la douleur qu’on ressent est celle qui vous donne envie de tout arrêter, de tout abandonner, juste pour oublier, pour ne plus souffrir, mais quel serait le sens d’un tel geste ?

Ce serait certainement nier tout ton héritage, tout le bonheur que ton sourire, ta bonne humeur, ton petit signe de la main pour chacun dans le paddock nous ont procuré. Oublier que derrière le grand attaquant que tu étais et qu’on a parfois voulu brider, il y avait Super Sic, le garçon aux cheveux longs, le garçon agressif en piste et tendre en dehors.

Je ne te connaissais même pas, je t’ai juste croisé quelques fois sur les Grands Prix, mais tu faisais partie de ceux que je n’imagine pas qu’ils puissent un jour s’arrêter, de ceux qui professionnellement, me donnent l’envie d’être toujours plus fort, plus parfait, plus juste, un de ceux qui font de mon métier un métier extraordinaire.

Mais maintenant, tu es parti Sic, tu nous as laissé seuls et dans 10 jours je serai à Valence mais toi pas. Le paddock sera rempli de camions, de pilotes, de spectateurs, mais vidé de son âme, plongé dans la douleur de ta disparition. De tes partisans aux autres…le vide est énorme, dans la vie, dans les cœurs…

Alors la suite de la chanson de Vasco me parait plus clair maintenant…

« Tu sais ce que je pense

Que si ça n’a pas de sens,

Demain arrivera,

Demain, un autre jour arrivera, comme tous les autres…« 

Alors la semaine prochaine, j’irai à Valence et j’essayerai de transmettre cette passion, de la faire transpirer de mes articles, de faire comprendre à tous mes lecteurs l’amour et l’admiration que je ressens pour vous, les pilotes !

C’est maintenant l’heure de te dire au revoir Sic, de prendre ta place sur la grille du paradis et je suis sure que quand Dieu verra tes cheveux et ta tête d’ange, il ne trouvera rien à redire si tu occupes déjà la pole position dans ta nouvelle catégorie…

Je te laisse les quelques paroles qu’a écrites aujourd’hui ton ami Jovanotti, sur son facebook, ce sont elles qui ont illuminé le bout du tunnel où ta mort m’avait conduit…

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