Gary Reinders, responsable technique Caterham Moto2 : « notre objectif est le titre. »



Lors du premier jour des essais de Jerez, nous avons souhaité interrogé Gary Reinders, chef technicien chez Caterham Moto2 car il s’agit d’un homme d’expérience (technicien suspensions pour Nakano et Jacque, responsable suspensions pour Pedrosa lors de ses titres 125 et 250cc, chef d’équipe pour Tech3), élément qui va s’avérer capital pour la première saison de ce nouveau team ; le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas sa langue dans sa poche !


GP-Inside : Gary, parlons de tous les essais que vous avez effectués depuis le début d’année; votre impression sur Johann et Josh ?

Gary Reinders: « Je pense que Josh a encore beaucoup à apprendre. Il a encore à comprendre la moto car il a roulé toute sa vie avec des motos de productions et, comparé avec une moto du championnat du monde, il y a une grosse différence.

Entre être aux USA et avoir toujours été le champion, et être ici et être 20ème à une seconde, c’est un choc pour lui. Nous lui avions dit, déjà lors des premiers essais, qu’il fallait être à moins d’une demi-seconde de Johann pour espérer être dans le Top10. Maintenant, il réalise que c’est vraiment dur, ici.

De l‘autre côté, pour Johann, on savait qu’il était bon à cause de ce qu’il a fait durant sa première année. L’année dernière, je pense que les gens qui l’entouraient étaient moins efficaces que ceux de sa première année. Par contre, sa moto de l’année dernière était meilleure (ndlr : Suter chez IodaRacing Project) que celle de sa première année (ndlr : TSR chez JiR) mais vous avez besoin du package complet, moto et personnel.
Me concernant, je suis dans la Moto2 depuis plusieurs années et si j’oublie la première année, car il y avait 15 marques de motos dont seulement 3 ont survécu, j’ai travaillé deux ans avec des Kalex avant de passer sur des Suter.
Les deux motos sont très différentes et cela demande du temps pour les comprendre. Parfois un pilote revient en disant qu’il y a un gros problème et c’est un tout petit problème.
Le team, qui est nouveau, progresse vite, et même quand il (Johann) n’était pas content de ses chronos, nous savions, à cause des moteurs que nous avions alors, qu’il serait rapide comparé aux autres.

Notre objectif était Tom Luthi, car il a la même moto, et nous tournons maintenant dans les mêmes chronos que lui. Question régularité, nous sommes meilleurs que Luthi.
Donc je pense que nous progressons très bien, et que si nous continuons comme cela sans gros problème jusqu’à la fin de ces tests (propos recueillis par Gilles Della Posta le premier jour à Jerez), nous serons en mesure de nous battre pour le podium au Qatar. »

GP-Inside : Le team doit apprendre la moto, mais le team doit également apprendre à connaitre Johann ; pensez-vous que cela puisse vous faire perdre du temps en début de saison ?

Gary Reinders : « Non, pendant la saison, non, plus maintenant. Je pense que nous avons perdu un peu de temps lors des tests privés, mais c’est pour cela que nous faisons des tests privés, pour avoir du temps. Maintenant, dire que ce weekend nous avons perdu du temps car on est encore en train d’apprendre à se connaitre mutuellement, ce seraient des bêtises ; on ne peut pas dire ça ! On a eu assez de temps pour se connaitre et apprendre à se comprendre, et on a tous assez d’expérience pour se parler ouvertement, que ce soit en positif ou en négatif, et je pense que ce serait une mauvaise excuse, après deux Grand Prix, que de dire « Ah, on n’a pas bien compris Johann ». Non, ce n’est pas le cas. »

GP-Inside : Quand vous parlez avec Johann, quel est l’objectif que vous visez à la fin de l’année ?

Gary Reinders : « Ah, on veut gagner ! Vous savez, j’ai été dans des teams victorieux et je sais ce que cela fait ; gagner un Grand Prix est bien, mais gagner le championnat est incroyable, spécialement dans cette catégorie car notre objectif est de monter un jour en MotoGP, et nous voulons y emmener au moins un des deux (pilotes) ! »

GP-Inside : Donc l’objectif est le titre mondial ?

Gary Reinders : «Oui. Je pense que si on ne le remporte pas, on ne sera pas forcément déçu, car il faut aussi de la chance pour y arriver, même si actuellement nous avons à la fois le bon package et la bonne motivation pour remporter ce titre. Mais on ne peut pas se permettre deux résultats blancs, sinon on perd toute chance, et, honnêtement, en l’état actuel des choses, je pense qu’il faut que l’on gagne au moins quatre courses pour y arriver. »

Stay tuned !

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