Quand Chicho, le père de Jorge Lorenzo, crée la polémique autour de la mort de Marco Simoncelli…



Alors que des milliers de personnes, fans ou non de la MotoGP, pleuraient la mort de Marco Simoncelli, il y en a un qui, le jour de l’enterrement du pilote italien, se laissait aller, sur une chaîne de radio espagnole, à des déclarations pas vraiment de circonstance. Et cette personne n’était autre que Chicho Lorenzo, le père de Jorge.

Celui-ci avançait que Sic n’était pas préparé mentalement pour les courses et que par son pilotage, il était plus exposé que tout autre pilote à ce type d’accident.

Ces déclarations fracassantes provoquaient évidemment une indignation générale et le premier à réagir et à s’en dissocier aura été Jorge Lorenzo qui, via Twitter, se disait honteux des paroles tenues par son père.

En réponse à ce tourbillon de critiques, Chicho Lorenzo a publié, sur son blog, une longue lettre expliquant ses propos à l’égard du pilote italien.

« La mort de Marco Simoncelli n’aurait jamais dû se produire. Tout comme la mort de n’importe quel athlète qui pratique son sport ou les nombreux décès prématurés qui se produisent chaque jour et que nous trouvons injustes. Mais il me semble que les bonnes mesures n’ont pas été prises pendant trop longtemps, on s’appuyait certainement trop sur la providence, mais aujourd’hui, les faits prouvent que ce qui est arrivé devait arriver tôt ou tard »

« Les accidents les plus graves sont souvent le résultat d’une combinaison de facteurs qui, pris individuellement, ne seraient pas dangereux. Vous ne pouvez pas éliminer tous ces facteurs, car certains sont inhérents aux courses moto, mais vous pouvez toujours éliminer ou réduire certains, ce qui diminuerait le nombre d’accidents mortels. Le premier de ces facteurs est le manque de préparation ou de formation des pilotes, puisqu’une licence peut être achetée en soumettant une photocopie d’une pièce d’identité et quelques photos. Si l’on exclut les chutes dues à des problèmes mécaniques, aux manœuvres des autres pilotes, et à des liquides ou des objets sur la piste (comme celle de Marc Marquez en essais libres à Sepang), le reste des chutes sont dues à une erreur de pilotage, à des décisions douteuses, au manque de contrôle , etc. Tout cela peut être réduit avec une formation adéquate, qui, de nos jours, n’existe pas et donc n’est pas nécessaire pour devenir pilote. Nous devrions créer des filtres que ne pourraient passer que les coureurs les mieux préparés, sanctionner les chutes et prendre des mesures contre les cas de conduite dangereuse pour les autres ou pour soi-même. »

« Une disqualification pour la course est très dur pour certains pilotes, et c’est une bonne méthode pour les persuader d’arrêter de se crasher, ou cesser de faire tomber les autres. Je parle par expérience. La sanction que Jorge a reçue au Japon, en 2005, a complètement changé sa mentalité. Une sonnette (pour Simoncelli) aurait dû être tirée, dès les premiers symptômes du problème, mais au contraire, ces actions se sont répétées et sont devenues de plus en plus évidentes, sans que personne ne réagisse. Un seul pilote (Jorge Lorenzo, éd.) s’est plaint de son nombre élevé d’erreurs et de la fréquence de ses contacts avec les autres, et il a presqu’été crucifié pour ça. »

« La vitesse et le poids des motos ont augmenté progressivement, mais certains circuits ont été conçus il y a 30 ou 40 ans, alors que beaucoup, parmi les plus modernes, ont été conçus pour la Formule 1. Ils doivent dessiner des circuits en adéquation avec la technique de pilotage, réduire le déplacement des moteurs, et réduire le poids de la moto autant que possible. Il manque aussi une association qui défend les droits et les intérêts des pilotes, en particulier leur sécurité ».

Si cette lettre sonne un peu comme une tentative de justifier, à posteriori, des propos injustifiables, Chicho Lorenzo soulèvent tout de même quelques bonnes réflexions car il est un fait que jamais, en ce qui concerne la sécurité des pilotes, les études ne seront assez poussées, que toutes les améliorations sont bonnes à prendre mais il est un fait aussi qu’une course de MotoGP se déroulent sur des bolides atteignant des vitesses vertigineuses et que le risque zéro n’existera jamais.

Marco Simoncelli s’est tué par un concours de circonstances malheureux et comme le disait Paolo, son père, sur la piste la plus large du championnat du monde, dessinée, à la base, pour la F1.

Pour prendre un exemple simple, des accidents dans les parcs d’attractions ne devraient jamais se produire, mais si vous vous crashez avec le Dalton Terror, vous avez tout moins de chance de vous en sortir sain et sauf que sur le manège pour enfant.

Stay tuned !

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