Sécurité en Grand-Prix, les travailleurs de l’ombre…



A l’écart des caméras de télévision et des objectifs des photographes, la première épreuve du MotoGP au Qatar a encore fait la preuve de l’efficacité de l’un de ses services : la sécurité. Nous avons tous en tête la sortie de piste d’Aleix Espargaro en qualification dans le 2ème virage du circuit de Losail, et la Yamaha de l’Espagnol terminant sa trajectoire par un lourd impact dans le mur de pneumatiques. A cet instant précis, en coulisse, les organisateurs ont décidé d’intervenir sur les installations pour éviter que ce cas de figure ne se reproduise. Nous avons rencontré Franck Vayssié qui officie en tant que directeur de course lors du GP du Qatar, un rôle que le français assume également cette saison pour toutes les épreuves du championnat du monde Superbike. Il nous explique qui décide, qui intervient, dans quel cadre…

GP-Inside : Franck, quel travail a été effectué dans le virage N°2 ?

Franck Vayssié : « Lors des qualifications, on s’est aperçus qu’il y avait beaucoup de chutes dans le virage numéro 2, ce qui n’est pas une nouveauté en soit c’est le 2ème virage le plus accidentogène. Ce week-end, il y a plusieurs chutes avec les grosses motos, celles de la MotoGP. Ces machines arrivent tellement vite que malgré les dimensions du bac, elles vont parfois jusqu’au mur de pneus. L’an dernier, nous avions réussi à réduire le diamètre des cailloux dans ce bac à graviers. On a travaillé ce matin pour aérer encore davantage le gravier, faire un niveau parfaitement plat pour éviter que les motos ne partent en tonneau et les stopper plus facilement. Il y a 80 mètres entre la ligne blanche qui délimite le bord de la piste et le mur de pneumatiques à l’endroit où les motos sont sorties, et malgré ces 80 mètres, elles ont poursuivi leur trajectoire jusqu’aux pneus. Le pilote, lui, ne va jamais toucher le mur, car ce n’est pas un corps inerte et en roulant sur lui-même, il se freine plus facilement, à l’inverse de la moto, qui est bien plus lourde ».

GP-Inside : A titre d’information, quel est le virage le plus accidentogène du circuit ?

Franck Vayssié : « C’est le virage N°6. Les motos arrivent à cet endroit avec beaucoup de vitesse pour un gauche qui se referme. C’est un gros freinage et il y a de nombreux pilotes qui tirent tout droit. Il y a 4 ans, nous avions rajouté un dégagement bitumé, ce qui avait réduit le nombre de chute de 65%, ce qui est considérable ».

GP-Inside : Quel est le processus, qui prend la décision, qui déclenche les modifications ?

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