Marco Simoncelli se confie à Gavin Emmett dans "After the flag"



Après chaque Grand Prix, la Dorna et son génialissime commentateur, Gavin Emmett, nous offrent « After the flag ». Si la plupart d’entre vous connaissent très certainement cette émission, c’est tout de même l’occasion de vous rappeler qu’elle est mise en téléchargement gratuit, via Podcast, sur Itunes.

Je vous conseille bien entendu de vous y abonner car c’est très souvent l’occasion, non seulement de vous remémorer, de revoir ou même parfois de voir les évènements marquants du week-end mais c’est surtout, et avant tout, l’occasion de voir ces évènements avec un tout autre regard, celui de Gavin Emmett !
Passionné et passionnant, drôle, complet et évidemment, un accent so British, sont les principales qualités de ce commentateur toujours à l’affût des petites histoires du paddock que nous aimons tous connaître.

Alors que Cal Crutchlow avait été l’invité du premier numéro de l’année, après le Grand Prix du Qatar, la tête d’affiche de ce second épisode était Marco Simoncellli, le pilote du San Carlo Honda Gresini. De la modification de son statut chez Honda à sa relation conflictuelle avec Dovizioso, en passant par ses problèmes de surcharge pondérale, Simoncelli s’entretient sans langue de bois et MotoGP Inside vous en livre le résumé.

Cette saison, l’Italien est devenu un des quatre pilotes officiels du HRC mais au sein du team satellite Gresini. La différence engendrée par ce changement de statut est bien entendu énorme et on en veut pour preuve la différence de performance qui se marque avec son équipier, Hiroshi Aoyama, mais surtout avec Toni Elias, les deux seuls pilotes du plateau à piloter une Honda privée.

« La différence est énorme et la raison principale en est que mon équipe technique et moi avons maintenant derrière nous un an d’expérience. A côté de cela, évidemment, le fait est que la moto s’est énormément améliorée au regard de ses performances de l’année dernière et certainement par rapport au début de la saison 2010. Enfin, je bénéficie maintenant d’un tout autre support de la part de Honda qui nous a donné un mécanicien et un ingénieur en télémétrie en plus. La conjonction de ces éléments est très importante pour être à 100% et ainsi être dans les conditions me permettant de donner le meilleur ».

Depuis le début de la saison et notamment depuis la première course au Qatar, certaines voix ont commencé à plaider pour une égalité accrue entre les pilotes en lestant les motos des plus légers. L’Italien est particulièrement sensible à cette problématique puisqu’en plus d’être le plus grand des pilotes avec son mètre 83, il est également le plus lourd avec 72 kilos à la pesée.

« Je suis le plus grand et le plus lourd des pilotes factory Honda, donc c’est certain qu’à l’accélération, par rapport à eux, je perds quelque chose. La différence avec Dani Pedrosa est bien entendu la plus grande puisque je lui rends plus de 25 kilos. Mais le problème majeur est que je consomme plus de fuel, et que donc je suis obligé d’utiliser des set-up différents qui ont pour conséquence que la moto pousse moins fort. Donc au final je perds quelque chose à cause de ma corpulence mais également avec le contrôle de consommation. »

Si, avant la course de Jerez, Stoner, Pedrosa et Lorenzo semblaient très rapides, juste derrière eux on retrouvait les trois italiens – Simoncelli, Dovizioso et Valentino Rossi. S’ils sont tout deux originaires de la même région que le pilote Gresini, les relations qu’il entretient avec chacun d’eux sont, par contre, d’une nature bien opposée!

« Les relations que j’entretiens avec Valentino et avec Dovizioso sont complètement différentes. Le premier est mon ami, le second pas. Andrea est mon grand rival depuis toujours. C’était déjà le cas quand on roulait en mini-moto et puis ça a continué dans toutes les catégories suivantes. Mais même en dehors du circuit, ça ne fonctionne pas, nous sommes vraiment très différents. Nous nous sommes encore battus au Qatar mais mon objectif est de me battre avec les pilotes du top. Celui qui est devant moi, j’essaye de l’attraper, peu importe son nom. »

Malgré ses bons résultats en pré-saison et les résultats moyens de Rossi, la presse transalpine n’a d’yeux que pour le pilote Ducati, que ce soit pour l’incendier ou pour l’encenser. Ca doit, à la longue, être un peu frustrant mais il en faut plus pour énerver notre homme.

« L’intérêt principal de la presse en Italie, cette année encore, va à Valentino parce qu’il débute avec Ducati et énormément d’Italiens aiment ce constructeur. Et puis cette union entre Borgo Panigale et Valentino est fantastique pour un grand nombre de personne. Mais pour moi, ce n’est pas un gros problème car j’ai également pas mal de supporters qui m’encouragent beaucoup ».

Voilà donc pour cette interview du sympathique et très chevelu, Marco Simoncelli! Vous aurez également l’occasion de revivre le fameux évènement de course ayant opposé Valentino Rossi à Casey Stoner, avec le point de vue des deux pilotes et aussi de vous confronter au revenant, John Hopkins, dans un petit quizz MotoGP.

De notre côté, nous vous donnons rendez-vous pour le prochain résumé de « After the flag », après le Grand Prix du Portugal qui aura lieu du 29 avril au 1er mai sur le circuit d’Estoril…Stay tuned !


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